Cet article est le premier d’une série pour analyser l’annonce de Google excluant les identifiants de son écosystème publicitaire et son impact.
1 – Décryptage : mieux comprendre le projet de Google visant à écarter les identifiants uniques
2 – Réactions : les interprétations des professionnels de l’adtech (à lire ici)
Début 2020, Chrome avait dévoilé son intention de supprimer les cookies tiers de son écosystème d’ici fin 2021, tout en travaillant avec les acteurs du secteur sur Privacy Sandbox, une suite d’alternatives visant à permettre le ciblage publicitaire en ligne sans cookies tiers. Cette fois-ci, le groupe affirme sa volonté d’étendre sa politique anti-tracking intersite à ses solutions publicitaires.
Dans un post de blog mercredi 3 mars de David Temkin, son director of product management, ads privacy and trust, Google a annoncé vouloir bannir l’ensemble des identifiants de tracking de son écosystème publicitaire. “Une fois les cookies tiers supprimés, nous ne créerons pas d’autres identifiants pour suivre les individus lorsqu’ils naviguent sur le web, et nous ne les utiliserons pas non plus dans nos produits”, a indiqué le groupe.
La fin des cookies tiers par Google a été annoncée pour fin 2021, début 2022.
Les identifiants uniques alternatifs, nouvelle cible de Google
Les dispositifs de tracking et de ciblage intersite basés sur un identifiant unique, qui sont depuis 18 mois présentées par leurs initiateurs comme une alternative crédible à la fin du cookie tiers, sont directement visées. “Nous sommes conscients que cela (la fin du cookie tiers ndlr) signifie que d’autres fournisseurs peuvent offrir un niveau d’identité de l’utilisateur pour le suivi des publicités sur le web – comme les PII graphs (personally identifiable information) basés sur les adresses e-mail des utilisateurs”, ajoute Google dans le communiqué. “Nous ne pensons pas que ces solutions répondront aux attentes croissantes des consommateurs en matière de confidentialité, ni ne résisteront aux restrictions réglementaires en rapide évolution, et ne constitueront donc pas un investissement durable à long terme.”