Le dispositif de l’activité partielle est temporairement étendu pour les entreprises

Image à la une de l'article Le dispositif de l’activité partielle est temporairement étendu pour les entreprises
Une large partie des entreprises des médias et de la publicité en ligne actionnent la mise en chômage partiel de leurs salariés. L’ordonnance publiée au Journal officiel du samedi 28 mars modifie à titre temporaire les règles d’indemnisation de certains salariés et étend le dispositif à de nouveaux publics.
Cet article vous est proposé gratuitement par la rédaction.
Lancez votre essai gratuit de 15 jours pour découvrir l’ensemble de nos contenus

Pour absorber autant que possible l’impact économique de la crise sanitaire, les sociétés du secteur des médias et de la publicité en ligne, majoritairement du côté des éditeurs et des vendeurs pour l’instant, ont annoncé utiliser le dispositif du chômage partiel ou sont en passe de le faire.

Le Gouvernement a ces derniers jours élargi le dispositif. L’ordonnance « portant mesures d’urgence en matière d’activité partielle », publiée au Journal officiel du 28 mars 2020, ici), a aindi modifié à titre temporaire les règles d’indemnisation de certains salariés (temps partiel, apprentis et contrats de professionnalisation) et ouvre le dispositif à des publics qui en sont normalement exclus (entreprises publiques, travailleurs à domicile). Elle modifie également les règles pour les salariés formés pendant l’activité partielle et la mise en activité partielle des salariés protégés.

SPÉCIAL COVID-19

Tous les chiffres et informations importantes sur la crise afin de faciliter vos prises de décision : notre hub enrichi en permanence « Les Essentiels »

Tous nos décryptages et articles : ici sur notre site : #covid-19

Le décret du mercredi 25 mars 2020 (lire l’article de Planet Labor) était déjà venu notamment réduire le reste à charge de l’entreprise pour les entreprises qui recourent au chômage partiel. Cette nouvelle ordonnance – qui découle de la loi d’urgence pour faire face au Covid-19 (lire l’article de Planet Labor n°11749) – introduit de nouvelles dispositions qui ne seront valables que jusqu’à une date qui doit être fixée par décret au plus tard au 31 décembre 2020 :

  • La rémunération mensuelle minimum étendue aux temps partiel

L’ordonnance permet aux salariés à temps partiel placés en activité partielle de bénéficier de la rémunération mensuelle minimum (RMM). Cette dernière ne bénéficiait qu’aux salariés à temps plein (v. les modifications apportées par le décret sur cette rémunération mensuelle).

  • Le maintien de la rémunération des apprentis et contrats de professionnalisation

Les apprentis et les salariés en contrat de professionnalisation recevront une indemnité d’activité partielle d’un montant égal au pourcentage du Smic qui leur est habituellement applicable (i.e dans les faits, il seront indemnisés à hauteur de 100 % de leur rémunération habituelle).

  • La réduction du niveau d’indemnisation des salariés en formation

Les salariés qui pendant la période d’activité suivent une formation sont normalement indemnisés par l’employeur à hauteur de 100% de leur rémunération. Pour les formations convenues entre salariés et employeurs après l’entrée en vigueur de cette ordonnance, ils ne seront plus indemnisés qu’à hauteur de 70 % de leur rémunération.

  • Le cas des salariés au forfait jours

L’ordonnance prévoit qu’un décret fixera précisément les modalités particulières de calcul de l’indemnité et de l’allocation d’activité partielle pour les salariés dont ne temps de travail est décompté en forfait jours. A ce stade, elle se limite à dire que la détermination du nombre d’heures prises en compte sera effectuée en convertissant en heures un nombre de jours ou de demi-journées. Un décret fixera également ces modalités de calcul pour les salariés non soumis aux dispositions légales ou conventionnelles relatives à la durée du travail.

  • L’activité partielle imposée aux salariés protégés

Dès lors que la mise en activité partielle affecte tous les salariés de l’entreprise, de l’établissement, du service ou de l’atelier auquel est affecté ou rattaché un salarié protégé, la décision de l’employeur s’impose à ce dernier. Il en résulte que jusqu’à la fin de la crise sanitaire l’employeur n’a pas à recueillir l’accord des salariés protégés pour les mettre en activité partielle.

a savoir
Avant la mise en activité partielle, l’employeur doit adresser une demande à la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) du département. Le Gouvernement a encouragé les entreprises à y recourir, avec parfois un contrôle a posteriori.
La durée et le temps de travail d’un salarié placé en chômage partiel sont fixés par l’employeur. Les salariés placés sous ce statut sont indemnisés par l’État à 100 % de leur rémunération nette pour la période non travaillée s’ils sont au Smic, et à 84 % si leur rémunération va au-délà du Smic (70 % de la rémunération brute).
L’employeur peut s’il le souhaite abonder l’indemnité versée par l’Etat. Cela qui devrait être le cas chez Le Figaro, Ouest-France et Prisma Media par exemple.

Une large partie de cet article a été rédigé par Planet Labor, publication du groupe mind spécialisée dans les évolutions du droit du travail et des relations professionnelles en Europe et dans le monde.

Pour aller plus loin
Coronavirus : les aides de l’Etat en faveur des entreprises
Les sociétés de toutes tailles présentes dans les secteurs des médias, des adtech et des agences peuvent y avoir accès. Un accompagnement…
18 mars 2020
Le chômage partiel utilisé dans de nombreux groupes médias
Les mises en chômage partiel des salariés se multiplient au sein des médias pour faire face à la crise financière et économique qui s’annonce. Elles concernent différents postes, dans les…
25 mars 2020

Voir tous les articles à ce sujet2

Comment les éditeurs adaptent leurs offres éditoriales en ligne pour traiter la crise sanitaire
Les éditeurs français adaptent leur production éditoriale pour proposer une couverture optimale de la crise sanitaire et économique, dans un contexte de confinement des internautes et des…
20 mars 2020
Un plan de 4 milliards d’euros annoncé par le Gouvernement pour soutenir les start-up
Un nouveau programme d'aides de quatre milliards d'euros, cette fois dédié aux start-up, a été annoncé mercredi 25 mars pour réduire…
25 mars 2020
Vous avez une information à nous partager ?
Article à retrouver dans La lettre mind Media n°465
Chaque mois, retrouvez l'essentiel de nos articles
Dimanche 5 avril 2020
Nos autres services
Research
La réalisation d'études sur-mesure : benchmark, panorama, newsletter personnalisée, contenus en marque blanche.
En savoir plus
Formations
Nos formations & masterclass : des formats courts pour le management, le coaching de dirigeants, la montée en compétence de profils junior.
En savoir plus
Events
Des conférences d'une demie journée dédiées aux problématiques du secteur et ouvertes à l'ensemble de l'écosystème.
En savoir plus
Ce que vous devez absolument lire cette semaine
Les contenus essentiels de la semaine sélectionnés par la rédaction.
Voir tout
Une étude de PMP Strategy montre les difficultés des modèles d’affaires des médias français
Le ministère de la Culture, en lien avec l’Arcom, a publié lundi 19 janvier une étude réalisée par PMP Strategy, qui dresse un état des lieux du...
20 janvier 2026
Ebra en passe d’acquérir Clubic
Ebra est sur le point d’acquérir le site d’actualités technologiques Clubic, selon les informations conjointes de L’informé et de mind Media. Les...
19 janvier 2026
Criteo précise son projet de déménagement au Luxembourg
Mardi 6 janvier, Criteo a publié au greffe du Tribunal des activités économiques de Paris son projet de transformation transfrontalière, repéré par mind...
19 janvier 2026
Michèle Benbunan succède à Pierre Louette comme PDG des Échos-Le Parisien
Dans un communiqué de presse, vendredi 16 janvier, le groupe LVMH a annoncé le départ du PDG du groupe Les Échos-Le Parisien, Pierre Louette, et son remplacement par...
19 janvier 2026
Les articles les plus consultés du mois sur mind Media
Ce sur quoi les lecteurs cliquent le plus le mois dernier.
Ce sur quoi les lecteurs cliquent le plus le mois dernier.
1
TENDANCES 2026 – CTV : un enjeu de réunification des signaux et des environnements
mind Media a décrypté 8 tendances qui marqueront l'année 2026. Le développement de la CTV, et sa mise en avant par les adtechs, demeure un enjeu clé, avec des défis qui évoluent et se renouvellent...
2
IA agentique : l’IAB Tech Lab définit sa feuille de route
L’IAB Tech Lab a dévoilé, mercredi 7 janvier, sa feuille de route pour la création de standards ouverts et interopérables dédiés à l’IA...
7 janvier 2026
3
Romain Colosimo nommé country manager France de la SSP Exte
Selon nos informations, Romain Colosimo a été recruté début janvier comme country manager en France du fournisseur espagnol de SSP Exte. Il était...
4
Digital Omnibus : les CMP européennes se fédèrent
L’objectif est de mieux défendre leurs intérêts auprès des institutions européennes, dans un contexte de fortes évolutions réglementaires. Parmi les membres fondateurs de cette fédération, qui...
5
Que révèlent les fichiers sellers.json des stratégies des SSP et adexchanges ?
Six ans après leur mise en place, mind Media revient sur les progrès que les fichiers sellers.json ont contribué à réaliser pour la transparence de la publicité programmatique. Quels enseignements...
14 janvier 2026
6
Selon un actionnaire de Doubleverify, l’IA compromettrait les revenus de l’entreprise
Mardi 9 décembre, Susana Kaszirer, actionnaire de la société d’advérification Doubleverify (DV), a déposé une plainte à l’encontre de...
5 janvier 2026