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Article publié initialement le 21 octobre, et mis à jour le 24 puis le 27 octobre avec les dernières données disponibles et les réactions des éditeurs.
Six mois après l’adoption par le parlement européen de la directive sur le droit d’auteur, contraignant théoriquement les plateformes à rétribuer les éditeurs de presse et les auteurs pour l’agrégation de certains contenus, deux mois après sa transposition dans le droit français et un mois avant son entrée en vigueur dans l’Hexagone, Google a précisé le 25 septembre la façon dont il entendait l’appliquer.
Le groupe a affirmé que, quoi qu’il arrive, il ne rémunérera pas les éditeurs pour leurs contenus présents dans les résultats proposés par son moteur de recherche. Son algorithme de référencement ne changera pas, mais l’affichage des articles sur le search classique, Google Actualités et Explore, différera selon la volonté des éditeurs. En effet, le moteur de recherche affiche aujourd’hui par défaut les titres et aperçus des articles dans ses résultats de recherche.
Depuis jeudi 24 octobre, seuls les titres sont indexés par défaut ; les médias devant indiquer de manière explicite aux robots d’exploration de Google s’ils souhaitent qu’une photo (“vignette”), un extrait vidéo ou un résumé (“snippet”) l’accompagnent, et la taille de chacun. Ce changement de régime ne concerne toutefois que les sites qui choisiront de continuer à être considérés par Google comme “publication de presse européenne”, puisque le périmètre de la loi sur le droit voisin recouvre les éditeurs de contenus. Le groupe a donc adressé ces dernières semaines un email en ce sens à certains éditeurs de sites médias.
C’est une première critique adressée par les éditeurs de presse, très remontés ces dernières semaines contre la façon dont Google applique la loi : « Google a visiblement établi une liste de sites qu’il considère comme étant des publications de presse européenne et leur a envoyé un e-mail, mais sur quels critères et au nom de quoi Google attribue-t-il lui-même ce statut ? », a ainsi fustigé Marc Feuillée, directeur général du Groupe Figaro-CCM Benchmark et vice-président de l’APIG, l’Alliance de la presse d’information générale (quotidiens nationaux, régionaux et hebdomadaires régionaux), en marge d’une conférence de presse tenue jeudi 24 octobre.
Comment les éditeurs peuvent-ils techniquement indiquer leur choix ? A l’aide des “balises Meta”, inscrites en tête du code HTML de leurs pages web, qui leur permettent depuis les débuts du web de donner des indications aux moteurs de recherche pour catégoriser leur contenu. A la quinzaine qui existent déjà (follow, index, noodp, etc.), Google vient d’en ajouter quatre : no-snippet, max-snippet, max-image-preview et max-video-preview (voir notre encadré).