Aux Etats-Unis, les associations publicitaires étalent leurs désaccords. L’ANA, la puissante association des grands annonceurs américains, et la 4A, qui fédère les agences de communication et de publicité, ont publié mardi 31 janvier une déclaration conjointe fustigeant les propos tenus quelques jours plus tôt par David Cohen, le CEO de l’IAB US, qui rassemble majoritairement aux Etats-Unis les sociétés de technologies marketing et les régies publicitaires, et quelques agences et marques.
Celui-ci avait pointé lors d’une conférence organisée du 22 au 24 janvier par l’IAB les intentions d’une partie des autorités et élus politiques américains : « Les dirigeants de Washington DC, dont Amy Klobuchar et Ted Cruz, jetteront toute notre industrie sous le feu de leurs campagnes si nous les laissons faire (…). Je suis ici pour vous dire que si le projet de loi nationale sur la confidentialité des données (ADPPA), qui a encore progressé fin 2022, était adoptée, cela détruirait notre industrie ; big techs, small techs et toutes les technologies publicitaires. » L’American data privacy and protection act (ADPPA) est un projet de loi sur la protection et la confidentialité des données, considéré comme un équivalent au RGPD européen.