Le 26 février, la CNIL a levé la mise en demeure de Vectaury pour absence de consentement au traitement des données de géolocalisation à des fins de ciblage publicitaire. Quelles mesures techniques avez-vous prises dans ce sens ?
Il s’agit de mise en place de process plus que de changements techniques ; nous avions déjà anticipé les problématiques de protection des données, et étions privacy by design dès le début de notre activité. C’est notre CMP propriétaire qui posait question (elle avait été lancée en juillet 2018 mais n’était pas conforme au RGPD, comme d’autres selon la CNIL, ndlr). Nous l’avons désormais mise en conformité, en changeant l’emplacement du texte informant de la finalité d’utilisation des données de la page 2 à la page 1 – les autres paramètres (identité du responsable de traitement et données collectées) étant déjà affichés conformément.
Concernant la collecte de données auprès de nos partenaires, Vectaury ne travaillait déjà qu’avec des acteurs ayant recueilli le consentement, mais la conformité avec le RGPD de leur méthode n’était à l’époque pas vérifiée. Pour y remédier, nous avons mis en place une grille d’analyse avec la CNIL qui permet de juger manuellement les CMP conformes des éditeurs de plateformes de gestion du consentement, et les ajoute à une whitelist pour que, lorsque nous recevons une consent string, la donnée soit collectée ou non.