Pour répondre aux critiques de l’industrie sur la première version de sa Privacy Sandbox, et sous observation de l’Autorité de la concurrence britannique – à qui il fournit un rapport trimestriel de l’avancée des travaux -, Google a largement revu sa copie de son alternative post-cookies tiers en 2022. Au cœur de sa proposition, les API Topics, pour le ciblage, et Fledge, répondant aux cas d’usage du retargeting.
Fin septembre 2022, le groupe annonçait une vingtaine de partenaires de tests pour ces API sur mobile et sur web. Dans un billet de blog publié mercredi 14 décembre, Joey Trotz, director of product management de Privacy Sandbox, a de nouveau exhorté les acteurs du marché à tester les API, en complément d’autres dispositifs post-cookies tiers. En France, Criteo et à plus petite échelle Weborama ont été particulièrement actives concernant l’API de ciblage Topics (voir la courte liste de testeurs). Quels enseignements tirer de cette deuxième vague de tests ?
Des échantillons conséquents pour des tests plus représentatifs
Lors de ses premiers tests de FloC en 2021, Criteo avait pointé le biais lié à la petite taille de l’échantillon pour les tests, qui étaient menés principalement sur la version bêta de Chrome, utilisée par les développeurs, une population peu représentative de l’alternative.
Un problème de représentativité que Weborama a dans un premier temps constaté dans ses tests de Topics arrêtés début août. En France, les opt-in Topics (utilisateurs et sites) pour l’Origin Trial ne représentait alors que 0,001 % du trafic total. La forte proportion de développeurs parmi les bêta testeurs conduisait alors à une surreprésentation de certains centres d’intérêt (cybersécurité, tablettes, matériel et appareils informatiques, etc.) et le nombre de sites opt-in était très faible (environ 600 sites).