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Mi-avril 2025, Google annonçait officiellement faire marche arrière sur son projet d’abandon des cookies tiers. Dans un billet de blog, le vice-président de Privacy Sandbox, Anthony Chavez, indiquait de manière sibylline que l’entreprise avait “pris la décision de maintenir son approche actuelle concernant le choix de l’utilisateur en matière de cookies tiers dans le navigateur Chrome”.
Six mois plus tard, en octobre, Google annonçait également le retrait d’une dizaine de technologies liées au projet Privacy Sandbox — dont les API Attribution Reporting, dédiée à la mesure de la conversion et de l’attribution, et Protected Audience, destinée au reciblage. Privacy Sandbox fermait ainsi officiellement ses portes, après plusieurs mois d’incertitudes quant à son avenir.
Quels enseignements tirer de ces années de tests, d’investissements et d’incertitudes, alimentées par des annonces parfois peu claires autour de Privacy Sandbox ? Que reste-t-il aujourd’hui de ce projet ? Nous l’avons demandé aux acteurs qui ont investi du temps et des ressources dans ce projet en France.
API de Privacy Sandbox : ce qu’il en reste
“Je pense que l’on n’en a pas assez parlé sur le marché, mais toutes les entreprises qui ont testé le Privacy Sandbox ont beaucoup investi, que ce soit en ressources humaines, financières ou technologiques”, analyse Margarita Zlatkova, global head of performance chez Seedtag depuis octobre dernier, et vice-présidente du groupe de travail sur le cookieless d’Alliance Digitale – récemment rebaptisé new advertising environment taskforce – depuis janvier 2021.
C’est notamment le cas de Criteo, qui a longtemps été partenaire de Google dans les tests de Privacy Sandbox, avec une équipe dédiée issue de son AI Lab.