Yahoo traverse une période délicate ces dernières années. A quoi est-ce dû?
On parle beaucoup de digitalisation et de transformation des entreprises traditionnelles, mais on oublie que les pures players ont également besoin de se réformer avec la nécessité d’inventer de nouveaux modèles. Yahoo a plus de 20 ans: à cet âge, une entreprise a nécessairement des questions stratégiques à se poser mais aussi de formidables opportunités. Le marché évolue très vite et il a fallu gérer la révolution des usages vers le mobile et le social, à la fois dans l’univers applicatif mais aussi dans la réinvention du modèle publicitaire.
Quelles tendances observez-vous sur le marché publicitaire ?
Il y a deux grands mouvements de fond. D’abord au niveau des consommateurs, avec une prise de pouvoir sur les marques, un fort besoin de personnalisation et de mobilité des services, et une interrogation sur la gestion des données personnelles – parfois un peu schizophrène d’ailleurs. Ensuite sur le marché publicitaire, avec une transformation radicale: le développement du native advertising et de la publicité mobile, l’explosion du programmatique, la convergence display et search, le développement des technologies liées aux données…