Depuis 2019, les entreprises de plus de 50 salariés doivent fournir au ministère du Travail leur score sur l’égalité femmes-hommes. Le 12 mars 2024, 17 877 sociétés lui avaient communiqué leur note pour l’année 2023, dont 1 499 appartenant au secteur de l’information et de la communication, qui comprend une trentaine de sous-domaines dans les activités de l’édition, de la production culturelle, des télécoms, de l’information, mais aussi du logiciel et de l’informatique.
Ce score déclaratif, de 0 à 100, est l’addition de points calculés sur les critères suivants : l’écart de rémunération femmes-hommes (40 points), l’écart dans les augmentations annuelles (20 points), l’écart dans les promotions (15 points), les augmentations au retour de congé maternité (15 points), et la présence de femmes parmi les plus gros salaires de l’entreprise (10 points).
Tous secteurs confondus, la moyenne est de 88,2 sur 100, mais elle n’est que de 85,6 pour les 1 499 sociétés de l’information et de la communication (contre 85,9 en 2021 et 87,5 en 2022), soit 2,6 points de moins. Cela classe ce secteur à la dix-septième place parmi les dix-neuf principales activités économiques.
Pour délimiter l’analyse au champ des médias et de la publicité, nous avons sélectionné sept sous-secteurs de l’information et de la communication : l’édition de journaux (46 entreprises) et de revues périodiques (43 entreprises), l’édition et diffusion de programmes radio (six entreprises), l’édition de chaînes généralistes (10 entreprises), celle de chaînes thématiques (12 entreprises), les portails internet (28 entreprises) et les activités des agences de presse (trois entreprises) ; et deux sous-secteurs au sein de la catégorie « activités spécialisées, scientifiques et techniques » : les agences de publicité (109 entreprises) et les régies publicitaires de médias (42 entreprises).