Les professionnels estiment à 150 000 le nombre d’influenceurs potentiels en France, c’est-à-dire les internautes disposant d’un ou plusieurs comptes sociaux suivis par au moins 5 000 personnes. Le chiffre est à prendre avec précaution : tous n’ont pas vocation à participer à des campagnes de communication. Mais la proportion qui accepte constitue souvent un relais efficace pour la communication des marques. “C’est d’ailleurs parfois le seul canal pour toucher les cibles jeunes qui n’ont plus une consommation média classique”, souligne Stéphane Bouillet, cofondateur de la plateforme Influence4You.
Des agences spécialisées dans l’influence et les MCN, souvent issus de groupes audiovisuels, ont été les premiers à se positionner sur l’influence marketing. Ces dernières années se sont développées en parallèle des sociétés qui permettent d’automatiser voire industrialiser ce métier : les plateformes d’influence, comme Influence4you, Reech, Kolsquare, ou encore Octoly.
Ces acteurs affirment pouvoir délivrer un meilleur retour sur investissement pour les annonceurs grâce à leurs technologies d’automatisation des campagnes à un prix compétitif. “Lorsque nous avons commencé à travailler sur des dispositifs d’influence il y a deux ans, nous passions par notre agence créative, BETC (Havas), qui collaborait avec notre agence média via un fonctionnement de type relation presse. Mais ces dispositifs se sont avérés chers, du moins davantage qu’en passant par des plateformes d’influence”, indique Medhi Hedjem, social media et influence manager chez FDJ. L’entreprise de jeux d’argent souscrit, par exemple, une licence annuelle de 12 000 euros pour une utilisation illimitée de la plateforme Hivency, spécialisée dans la micro-influence.
De nombreuses sociétés se sont positionnées sur le segment des plateformes de marketing d’influence et de nouvelles apparaissent, telles que Fendcer cette année. Elles séduisent également les investisseurs, avec des premiers financements réalisés.