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Geste
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Le Geste est sur le point de présenter sa position officielle concernant ses rapports avec les fournisseurs d’outils d’intelligence artificielle générative, tout en affirmant ses attentes vis-à-vis des pouvoirs publics. Dans un document préparatoire, que mind Media a pu consulter mercredi 13 septembre, l’association des principaux éditeurs d’informations en ligne et de fournisseurs de services numériques en France établit un ensemble de positions pour défendre les intérêts des médias face aux acteurs de l’IA. Ceux-ci sont appelés à jouer un grand rôle à la fois dans l’usage des contenus en ligne et dans les relations entre les éditeurs et leurs audiences.
Les membres du Geste – qui réunit notamment les dirigeants des activités numériques du Figaro, L’Equipe, Les Echos, Vivendi, Altice, mais aussi ceux de France Télévisions, TF1, M6, Radio France, Solocal ou encore Seloger – se disent ouverts à collaborer avec ces nouveaux acteurs, mais pointent le cadre réglementaire actuel, qui sera déficient. « Il semble, par défaut, peu enclin à protéger nos activités d’éditeurs face à ces technologies », ce qui conduit à l’exploitation « par défaut et sans contrepartie, y compris pour des finalités commerciales, (de) l’ensemble de (leurs) contenus librement accessibles », souligne l’association qui a tenu un conseil d’administration mercredi 13 septembre.
Le Geste veut rassembler les éditeurs
Alors que OpenAI, Google et Microsoft, pour ce qui est des acteurs les plus importants, ont ces derniers mois entraîné et nourri leurs outils avec les contenus du web préalablement à tout accord de droit d’auteur, le Geste souhaite leur imposer des négociations ouvertes et collectives en vue de faire indemniser les médias qui en sont la source. L’association va exiger « un partenariat durable permettant un partage de valeur équitable et une juste rémunération des médias, indépendamment de leur statut, de leur catégorie et de leur format. »
Mais les éditeurs médias menacent : « En l’absence d’accords équilibrés, les médias n’auront d’autres choix que de restreindre l’accès à leurs contenus. » Plus d’une vingtaine d’éditeurs français – comme dans le reste du monde – bloquent ainsi déjà tout ou partie des outils de crawling d’OpenAI, selon notre dernier décompte du 8 septembre.
Un choix que Le Geste recommande désormais à ses membres, en utilisant le dispositif technique standardisé et développé par le W3C ; le TDM Reservation Protocol.