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Weborama
Ciblage, Intelligence artificielle, Marketing digital, Programmatique
Amazon continue de vouloir investir dans son activité publicitaire en ligne. Le groupe d’e-commerce détenu par Jeff Bezos a annoncé vendredi 31 mai avoir trouvé un accord avec Sizmek pour le rachat de ses activités d’adserver et de DCO, Sizmek Ad Server et Sizmek Dynamic Creative Optimization. Depuis sa mise en redressement judiciaire en avril aux Etats-Unis (selon le chapitre 11), la société adtech a déjà cédé une bonne partie de ses actifs, avec notamment la vente de ses activités DSP et DMP à Zeta Global Holding Group. Sizmek estimait que ses actifs se situent entre 100 millions et 500 millions de dollars, soit un niveau de passif similaire (la liste des créanciers pour un total de 64 millions de dollars).
Cette fois, c’est son actif technlogique et ses clients dans l’adserving qui sont concernés. Rappelons que cette technologie permet de gérer de manière centralisée des campagnes publicitaires (allocation des budgets, création et hébergement), de mesurer leurs résultats en récoltant les données de parcours utilisateurs et de déterminer leur attribution. L’outil est donc central, que ce soit pour les éditeurs médias ou pour les marques annonceurs.
Beaucoup d’acteurs (opérateurs, plateformes, éditeurs de logiciels) positionnés sur la publicité en ligne ont intégré et proposé des technologies d’adserving, non sans difficultés. Facebook, qui avait racheté l’adserver Atlas à Microsoft, a par exemple mis fin à cette activité dès 2016 pour repositionner la solution uniquement comme outil de mesure interne. Plus récemment, il y a quelques semaines, Verizon Media a annoncé la fermeture de l’adserver de sa branche publicitaire Oath d’ici fin 2020, évoquant des résultats en baisse dûs à l’omniprésence de la solution Google DoubleClick et des coûts d’intégration pour les éditeurs trop élevés pour qu’ils passent d’une technologie à une autre.