Pouvez-vous nous présenter OWI ?
J’ai créé la société en 2008 et le développement de la technologie de compréhension du langage a duré jusqu’en 2013. Nous avons débuté la commercialisation en 2014. En tout, 5 millions d’euros ont été investis dans OWI, dont 1 million d’euros sur fonds propres, des subventions et concours puis 2 millions d’euros levés début 2017.
Depuis 2017, nous sommes absolument convaincus que nos cas d’usage fonctionnent, sont déployables et apportent de la valeur aux clients. Surtout, il y a depuis l’an dernier un vrai marché autour de la compréhension du langage. Depuis la levée, nous sommes déficitaires et nous le serons de plus en plus. Aujourd’hui, nous ne sommes présents qu’en France mais nous envisageons une levée de fonds plus significative pour la fin de l’année, de plus de 10 millions d’euros, en vue d’un développement aux Etats-Unis.
Quels sont les cas d’usage d’OWI ?
Nous intervenons dès lors qu’il est utile de comprendre le langage de manière automatique, pour la relation client des grands comptes. Nous comptons trois offres principales. La première permet à nos clients d’automatiser le traitement des mails de leurs clients. C’est l’offre qui nous a rendus vraiment visibles.
La seconde permet de créer des chatbots, mais c’est un sujet plus en devenir que réellement en production. Nous ne nous sommes positionnés que très récemment sur le chatbot car nous n’étions pas intéressés par les FAQ dynamiques où il n’y a pas besoin de technologie de compréhension du langage. Ensuite, des chatbots avec une interface utilisateur ont émergé mais souvent, il s’agit d’un scénario avec des questions fermées et non pas de langage naturel. Ce que nous proposons, ce sont des chatbots plus évolués capables de comprendre le langage. Nous en avons par exemple créé deux pour le ministère des Finances, notamment pour les paiements aux collectivités locales, et un avec le Crédit Agricole, qui répond aux questions des usagers sur l’assurance-vie. Nous travaillons aussi avec la Société Générale sur un chatbot grand public qui répondra aux demandes des clients [un projet différent du chatbot dévoilé fin mars par la banque et construit avec Doyoudreamup, ndlr].