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MAIF
assurance santé
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Nicolas Siegler
Directeur général adjoint en charge des systèmes d'information MAIF depuis février 2016
- La MAIF engage une démarche structurée autour de l’IA générative en s’appuyant sur une convention participative inédite. Trente salariés tirés au sort ont formulé des propositions concrètes, reprises dans un plan d’actions piloté par la direction.
- Des formations, des référents IA et un comité d’éthique accompagnent le déploiement, avec l’engagement fort de préserver l’emploi. L’IA est perçue comme un levier d’efficacité, à condition d’en garantir un usage éthique et de sécuriser une supervision humaine.
- L’accent est mis sur l’acculturation des équipes, l’adaptation des compétences et l’accompagnement au changement. Des modules spécifiques sont en cours de création, notamment pour les métiers de la data, avec des formations déployées d’ici 2026.
L’intelligence artificielle générative ne faisait pas partie du dernier plan stratégique quadriennal annoncé par la MAIF (8 000 salariés) au début de 2023. Deux ans plus tard, le 3 février 2025, le groupe d’assurance a néanmoins publié un document (“Réponses de la direction générale aux propositions des salariés”) qui esquisse un tournant pour l’entreprise avec une série d’actions planifiées sur deux ans. Elles couvriront les modes de travail, le dialogue social, la communication ou encore les relations clients. “Depuis la fin de l’année 2023, ou le début de 2024, nous avons commencé à regarder ce que cette technologie permettait en termes d’usages, ainsi que son impact sur les métiers, c’est-à-dire la nature des fonctions qui pourraient être touchées par cette application-là. Nous avons réalisé cette démarche de manière assez systématique dans l’entreprise”, retrace Nicolas Siegler, directeur général adjoint en charge des systèmes d’information.
Des usages préexistants de l’IA générative
L’IA générative avait jusque-là seulement été utilisée de manière expérimentale au sein du groupe. “Il y a un certain nombre d’usages et d’outils que nous avons identifiés assez vite. Nous travaillons avec Microsoft, et donc nous avons accès à Copilot, qui est une application équivalente de ChatGPT. Nous l’avons ouverte à tous nos collaborateurs dans un environnement sécurisé, pour qu’ils puissent la tester”, détaille Nicolas Siegler, qui estime de l’ordre de 10 % la proportion de salariés qui ont utilisé ChatGPT sans en avertir leur hiérarchie.