Utocat a levé 1,6 million d’euros pour améliorer son produit de gestion de titres non cotés Catalizr mais surtout pour le commercialiser à l’international, a révélé l’Agefi le 4 octobre. Cette annonce vient confirmer la nouvelle stratégie d’Utocat : longtemps positionnée sur une solution généraliste permettant de réaliser des transactions blockchain, la société s’affirme désormais sur une application financière ciblée.
Lors de sa création en 2014, Utocat met au point un processeur de paiement permettant aux commerçants d’accepter les bitcoins tout en recevant les sommes en euros. Pour le change, Utocat s’appuie sur la plateforme française Paymium. Mais l’achat en bitcoins ne se popularise pas et n’intéresse qu’une infime minorité de passionnés. Surtout, se souvient le fondateur et CEO Clément Francomme, “nous nous sommes rendus compte qu’il nous fallait des ressources bien plus importantes que ce que nous avions pour s’implanter sur le marché français”. Utocat décide alors de pivoter.
L’équipe composée de trois collaborateurs est embauchée fin 2014 par Banque Accord pour réaliser une étude sur l’utilisation de la blockchain, puis par AXA et BNP Paribas fin 2015 pour les aider à mettre en oeuvre des projets concrets basés sur la blockchain. Chez AXA, le but est de réfléchir à de nouveaux produits – c’est finalement Fizzy, plateforme automatisée d’assurance de retards d’avion, qui en découlera en septembre 2017. Chez BNP Paribas, l’objectif est de déployer un projet d’optimisation interne sur la distribution de fonds pour fluidifier le traitement des opérations de trésorerie interne de la banque et améliorer l’expérience client.