Le Banking-as-a-Service gagne la finance embarquée

Image à la une de l'article Le Banking-as-a-Service gagne la finance embarquée
En quête de relais de croissance, les plateformes de Banking-as-a-Service, initialement positionnées sur les projets de néobanques, élargissent leur périmètre. La finance embarquée, qui consiste à permettre à des sociétés non financières de proposer à leurs clients des produits financiers, entre au cœur des stratégies des acteurs. Panorama des principales plateformes de BaaS présentes dans l’Hexagone : Treezor, Xpollens, Solarisbank, Swan, Stripe ou encore CFCAL. 
Cet article vous est offert gratuitement par la rédaction, car vous êtes actuellement en période d'essai.
Vous avez accès à nos contenus pendant 15 jours.

L’allemand Solarisbank a annoncé en juillet 2021 son lancement en France, marquant l’entrée d’un nouvel acteur de poids sur le marché hexagonal en pleine expansion du Banking-as-a-Service (BaaS). Cette activité, qui consiste à fournir via des APIs bancaires divers services financiers à des acteurs qui ne sont pas agréés, explose avec l’émergence de nouveaux acteurs financiers non régulés et sous l’effet de la “finance embarquée”. Ce mouvement favorise l’intégration de produits financiers à d’autres écosystèmes numériques et secteurs économiques.  Au-delà du paiement en ligne, des acteurs non bancaires peuvent ainsi désormais proposer des comptes bancaires ou de paiement, des cartes, des produits de financement…

Dans le domaine de la création de comptes et de cartes de paiement, plusieurs sociétés proposent leurs offres de BaaS en France. Parmi elles : Treezor, rachetée par Société Générale en 2018,  Xpollens, lancée par Natixis et Visa en 2019, la britannique Railsbank, née en 2016 et récemment arrivée en France, Swan, issue du start-up studio eFounders en 2020, CFCAL, filiale d’Arkéa également présente sur le créneau en 2020 avec le projet de néobanque de Pumpkin, ou encore Solarisbank. 

Cibles et cas d’usage

Le positionnement diffère pourtant. Depuis plusieurs années, Treezor est le grand leader du marché des néobanques en France. La plateforme est utilisée par les néobanques pour les pros Shine (également rachetée par Société Générale), Prismea (groupe Crédit du Nord), Anytime (rachetée par Orange Bank) et Finom, les néobanques pour ados Xaalys, Pixpay et Banxup ou encore la néobanque verte Onlyone. Le britannique Railsbank présente un positionnement similaire, tout comme Weavr.io (Malte), Griffin (Royaume-Uni) ou encore Hubuc (Espagne). 

Mais les néobanques ne représentent plus que 40 % de ses clients (contre 50% en mars 2021). “Les autres sont essentiellement des projets autour de l’émission de cartes et du BIN sponsoring, ainsi que pour l’automatisation des flux SEPA, pour de nombreux marchés comme la comptabilité, l’immobilier, les outils d’épargne automatique…” Parmi ces clients, certains utilisent d’ailleurs la solution SaaS de Treezor sans s’appuyer sur son agrément (voir encadré).

Le positionnement actuel de l’allemand Solarisbank est semblable : l’acteur souhaite déployer progressivement en France une gamme plus large, mais se concentre pour l’instant sur son offre bancaire, avec des solutions de comptes et de cartes visant à la fois des fintech et de plus gros acteurs. “Nous ciblons notamment les banques traditionnelles, pour les aider dans leur transformation numérique et l’amélioration de l’expérience client en lançant plus rapidement des produits innovants malgré leur legacy, décrit Christophe Maroun, directeur commercial France. Nous approchons aussi les corporates, pour leur proposer d’entrer dans la finance embarquée, comme Amex en Allemagne. Nous accompagnons également les Big Tech, comme Samsung en Allemagne pour le paiement fractionné de Samsung Pay. Enfin, bien sûr, nous proposons plusieurs produits pour les fintech”.

Selon le client, Solarisbank apporte un accompagnement plus ou moins poussé. “Certains produits sont standardisés, sur étagère, comme le module carte ou le module de tenue de compte, précise Jean-François Guillaumin, directeur général France.

Vous lisez cet article grâce à votre période d'essai.
Explorez de nouveaux horizons en consultant nos autres verticales :
Vous lisez cet article grâce à votre abonnement.
Explorez de nouveaux horizons en consultant nos autres verticales :
Vous avez une information à nous partager ?
Article à retrouver dans La lettre mind Fintech n°212
Chaque mois, retrouvez l'essentiel de nos articles
Jeudi 2 septembre 2021
Nos autres services
mind Research
Décider : un service de recherche et de market intelligence sur mesure pour alimenter vos analyses et appuyer vos prises de décisions.
En savoir plus
mind Events
Se rencontrer : des conférences d'une demie journée dédiées aux problématiques du secteur et ouvertes à l'ensemble de l'écosystème.
En savoir plus
mind Ads
Communiquer : des dispositifs sur mesure pour maximiser votre visibilité et engager une communauté de professionnels qualifiés.
En savoir plus
Ce que vous devez absolument lire cette semaine
Les contenus essentiels de la semaine sélectionnés par la rédaction.
Voir tout
41 % des fintech françaises sont désormais rentables
L’info. La part des fintech françaises rentables atteint 41 % en 2026, contre 33 % fin 2024, selon une étude de Bain & Company et France FinTech présentée le...
3 novembre 2026
Hong Kong pose les bases d’une supervision des agents IA dans les banques
L’info. L’Autorité monétaire de Hong Kong (HKMA) a publié le 2 novembre 2026 un document de discussion sur la gouvernance de l’IA agentique dans les banques...
3 novembre 2026
La fintech d’affacturage en ligne Aria vise la rentabilité pour l’exercice 2027
L’info. Aria, fournisseur de solutions d’affacturage en ligne, a atteint en 2026 le seuil du million d’euros de revenu récurrent mensuel (MRR) et vise un Ebitda...
2 novembre 2026
Advent reprend la participation de Charterhouse dans Vermeg
L’info. Advent a annoncé le 2 novembre 2026 un accord pour racheter Vermeg, éditeur de logiciels pour les marchés de capitaux et l’assurance-vie, à...
2 novembre 2026
Les articles les plus consultés du mois sur mind Fintech
Ce sur quoi les lecteurs cliquent le plus le mois dernier.
Ce sur quoi les lecteurs cliquent le plus le mois dernier.
1
L’arrivée d’un nouvel investisseur pour Ekimetrics repoussée à fin 2026
Après un pré-tour organisé cet été par Lazard, l’opération pourrait démarrer dès octobre 2026, selon des sources proches du dossier. Des fonds de private equity comme Oakley, Eurazeo et Keensight...
9 octobre 2026
2
La banque espagnole Santander divise par deux ses coûts en IA
L’info. La banque espagnole Banco Santander a opté pour un passage progressif à des modèles et agents d’intelligence artificielle (IA) spécialisés...
19 octobre 2026
3
3Pay prend le contrôle de MoneyTrack sur la base d’une valorisation de 2,2 millions d’euros
La fintech lyonnaise 3Pay, qui propose une carte de paiement dédiée aux frais de santé, a pris le contrôle de MoneyTrack, start-up du paiement dirigé soutenue par Truffle Capital. Le rapport du...
16 octobre 2026
4
Revolut va expérimenter le shopping agentique
L’info. Revolut prévoit d’équiper son assistant in-app AIR (AI by Revolut), déployé sur le Vieux continent en septembre 2026, de fonctionnalités de...
12 octobre 2026
5
Crédit Agricole lance sa banque digitale en Allemagne
L’info. Crédit Agricole S.A. lance Crédit Agricole Deutschland, une banque universelle pour les particuliers, qui sera accessible à partir de la fin octobre 2026...
8 octobre 2026
6
Revolut retrouve le podium du classement des applications bancaires
Le trio de tête de l’édition 2024 domine à nouveau, en 2026, le classement de Sia Partners, avec KBC en tête, suivi de Revolut et de BoursoBank. L’expérience client s’impose comme une priorité...
5 octobre 2026