-
Paris Business Angels
capital-risque
-
One Green
-
Vanessa Daurian
Fondatrice et CEO One Green depuis septembre 2021
-
Raphaël Guiraud
Directeur d'investissement Paris Business Angels depuis décembre 2024
Si les sommes levées en 2023 par les start-up et scale-up de la finance se sont effondrées (728,4 millions d’euros récoltés contre 2,2 milliards d’euros en 2022, selon le baromètre mind Fintech-eCAP PARTNER), les investissements des business angels ont continué à croître, comme en témoignent les derniers chiffres de France Angels. Selon l’association, qui regroupe 64 réseaux de business angels en France, les sommes investies en 2023 sont en hausse (50,1 millions d’euros contre 44,2 millions d’euros en 2022) tout comme le nombre d’opérations (441 contre 394 en 2022).
Le numérique au sens large est le secteur dans lequel les business angels (BA) investissent le plus : il représente 34 % des montants investis, devant la santé (25 %). InsurAngels est le premier réseau thématique dans le secteur financier. Lancé courant 2023, il entend faciliter le développement de start-up positionnées sur l’assurance et devait boucler son premier investissement fin mars 2024, indique son président Olivier Montin.

Raphaël Guiraud est délégué général de Paris Business Angels (PBA), le second plus gros réseau français de business angels qui compte 150 membres. Il fait le constat que la France dispose de “beaucoup de gros acteurs institutionnels, accélérateurs, incubateurs ou SATT [les sociétés d’accélération du transfert de technologies, Ndlr] qui aident énormément en amont de la chaîne de valeur à maturer un projet entrepreneurial, qu’il soit scientifique/deeptech ou autre. Quand les start-up deeptech passent un certain cap de TRL [le degré de maturité technologique, Ndlr] et qu’elles commencent à arriver sur le marché, il y a un gros trou dans la raquette. Je pense que les BA ont ce rôle d’aller capter ce risque en investissant en pré-seed et seed, là où encore peu d’acteurs institutionnels vont mettre leur ticket”.
Un phénomène conjoncturel
Raphaël Guiraud constate que “depuis deux ans, la conjoncture continue à être délicate pour les financeurs notamment au stade de la série A et au-delà.