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BNP Paribas
banque en ligne, néobanque
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Opera Tech Ventures
capital-risque
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La Fabrique by CA
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La Banque Postale
banque en ligne, banque mobile
Les points clés
- Les fonds de corporate venture sont utilisés par certaines grandes banques françaises pour mettre en place des synergies entre les métiers du groupe et les start-up au portefeuille.
- SG Ventures, qui n’avait pas d’objectif de performance financière et visait avant tout les partenariats et la création de valeur pour le groupe Société Générale, est en sommeil depuis 2023, sous l’influence de son directeur général Slawomir Krupa.
- Opera Tech Ventures (BNP Paribas) et 115K (La Banque Postale) poursuivent une double stratégie, avec des pratiques et objectifs de performances de VC classiques mais un accent mis sur les potentielles synergies avec leurs groupes respectifs.
À mesure que les fintech sont montées en puissance, les banques traditionnelles ont vu dans les fonds de corporate venture (CVC) un levier pour accélérer leur transformation numérique mais aussi pour miser financièrement sur ce segment en pleine expansion. En plus de leurs investissements en tant que limited partner (LP) dans des fonds de capital-risque, plusieurs grandes banques françaises ont donc lancé à partir de la fin des années 2010 leur fonds de corporate venture pour investir en fonds propres dans des start-up. Quelques années plus tard, si certaines ont réalisé de belles opérations financières, les synergies à grande échelle demeurent encore marginales.
Un investissement purement financier
Certaines banques ont préféré se contenter d’un investissement purement financier et dans ce cas, le périmètre ciblé est souvent le secteur tech au sens large. Crédit Mutuel Innovation – qui n’a pas répondu à nos demandes d’interview – se donne ainsi pour mission de “détecter et de soutenir les start-up utiles économiquement, sociétalement et responsables écologiquement, mais également de diffuser une culture d’innovation au sein des PME et ETI de notre portefeuille”, selon Émilie Lidome, présidente. Et si le fonds, qui gère 500 millions d’euros et revendique plus de 40 participations dans la tech (digital, santé, deeptech), les fintech et insurtech ne font pas partie des cibles.
De son côté, BPCE dispose plutôt de fonds locaux. Le groupe est aussi à la tête de la société de gestion Seventure (filiale de Natixis Investment Managers), qui investit dans la tech et les sciences de la vie.