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Coinhouse
cryptoactif, cryptomonnaie
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Nicolas Louvet
CEO Coinhouse depuis octobre 2017
Quelle analyse faites-vous de la situation sur les marchés des cryptoactifs ?
Ces derniers mois, des crypto ont été très impactées et ont même été contraintes de s’arrêter, comme Luna et le stablecoin UST. Parallèlement, les NFT continuent d’enregistrer une belle progression. Notre univers est très pluriel. C’est la raison pour laquelle je préfère parler du marché des crypto plutôt que seulement des cryptomonnaies. Dans le cas contraire, toute analyse négligerait une grande partie des actifs numériques.
Le marché a fortement progressé ces deux dernières années. 2021 se caractérise par une progression assez fulgurante de la valorisation des principales crypto, à commencer par le bitcoin. D’autres projets, tels que Avalanche, Solana, Cardano… ont connu des hausses encore supérieures.
Depuis la fin 2021, nous sommes rentrés dans ce qu’on désigne dans le jargon comme un bear market. A mon sens, c’est un marché qui respire. La tendance est également corrélée à ce qu’on observe sur le marché des valeurs technologiques. Les titres des grands acteurs aux Etats-Unis ont commencé à dévisser.
Les fonds de capital-risque se montrent par ailleurs plus exigeants sur les investissements. En conséquence, les valorisations diminuent, et ce après une année d’explosion du nombre de licornes. Ces valorisations étaient probablement un peu excessives. Elles étaient alimentées par un afflux d’argent qui ne provenait pas de la crypto. C’était avant tout la résultante des politiques monétaires des Etats.
La crise que connaissent actuellement les cours des cryptoactifs est-elle le fruit d’autres facteurs exogènes ?
Oui, il faut tenir compte aussi de paramètres extérieurs, comme la guerre en Ukraine et les pénuries résultant de la période Covid, qui génèrent aujourd’hui une forte inflation. Dans ce contexte, les investisseurs, au sens large, et notamment les plus grands tels que les hedge funds, ont commencé à désinvestir.
Notre écosystème crypto a par ailleurs connu plusieurs moments « lehmannesques », en référence à la faillite de Lehman Brothers lors de la crise financière de 2008.