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BNP Paribas
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La Fabrique by CA
Dans le sillon de la transformation de la banque pour les particuliers, les services bancaires pour les petites entreprises sont désormais eux aussi en pleine mutation. Et depuis quelques mois, l’impulsion lancée par de nouveaux entrants pousse enfin les acteurs traditionnels à innover.
Il faut dire que depuis quelques années, les lancements de services innovants se multiplient. Ceux des néobanques, d’abord, avec les lancements successifs en France, depuis 2016, d’Anytime, puis de Qonto, de manager.one et des versions business de N26 et Revolut pour les indépendants en 2017, de Shine en 2018 et plus récemment de Memo Bank, un établissement de crédit. En parallèle, des fintech ciblant les petits pros ont aussi émergé, pour les accompagner sur de multiples services financiers ou assurantiels : l’affacturage, la gestion des relances clients, l’assurance contre les retards de paiement, l’assurance crédit ou le recouvrement (lire notre dossier sur les outils contre les retards de paiement), la gestion des dépenses professionnelles (avec des sociétés comme Spendesk ou Mooncard) et des notes de frais, la cybersécurité… Toutes ces start-up se sont lancées en partant du même constat : les petites entreprises sont les grandes oubliées des banques traditionnelles, car cette clientèle est moins rentable que les plus grosses sociétés.
Après s’être attaquées à la transformation numérique de leurs services pour les particuliers, avec des refontes massives d’applications et la digitalisation de nombreux produits, les banques traditionnelles s’intéressent pourtant désormais à leurs clientèles des petites entreprises. D’abord, en rendant leurs solutions et services accessibles en ligne. Ensuite, en travaillant sur de nouveaux produits pour enrichir leur offre.
Digitalisation des processus
Le besoin de digitalisation s’est particulièrement fait sentir dans le contexte de la crise du coronavirus. En plein confinement, les demandes de prêts garantis par l’État ont afflué de la part de TPE, PME et ETI fragilisées, alors même que les banques tentaient de s’organiser pour assurer la continuité de leurs activités. Les processus encore souvent cantonnés à l’agence et à l’envoi par courrier n’étant pas adaptés, les banques ont dû développer en urgence de nouveaux outils afin de traiter rapidement les demandes et proposer la signature électronique à leurs clients (lire notre dossier “comment les banques s’organisent pour répondre aux demandes de PGE”).
Chez Société Générale, qui revendique 8 % de parts de marché des petites entreprises avec 245 000 clients, les travaux de transformation pour les petites entreprises portent déjà sur l’espace client. “Nous avons refondu notre site en début d’année et lancé une nouvelle application en novembre”, raconte Ambroise Pascal, directeur de la clientèle retail pour la banque de détail en France, qui couvre les clients professionnels jusqu’aux TPE générant deux millions d’euros de chiffre d’affaires annuel environ.