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Partech
capital-risque
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Philippe Collombel
Managing Partner Partech depuis juillet 2008
Pouvez-vous présenter les fonds de Partech et votre thèse d’investissement dans le secteur fintech ?
Partech dispose de quatre fonds tech qui suivent des stratégies différentes. D’abord, un fonds “seed”, qui a notamment investi dans des fintech comme Alan, Pennylane ou Epsor, et dont le dernier en date (IV) est doté de 120 millions d’euros. Ensuite, un fonds “venture”, dont le dernier (VII) dispose de 400 millions d’euros, et qui a notamment investi dans Nickel, Kantox, October et Agicap. Puis un fonds “growth”, dont celui en cours pèse 657 millions d’euros, qui a historiquement moins investi dans le secteur fintech. Enfin, nous avons créé en 2018 un fonds Afrique, dont le dernier est en cours de closing. Nous avons par ailleurs annoncé le lancement d’un fonds Partech Impact, qui pourra notamment s’intéresser à la fintech.
Notre ticket moyen oscille entre 1 et 50 millions d’euros, ce qui est très large, selon les fonds et la maturité. En seed, nous intervenons souvent en co-invest. Sur les autres fonds, nous sommes généralement en lead.
Nous investissons beaucoup dans des fintech, en misant, à part en seed dont le mandat est de détecter les disruptions, sur des thèses déjà assez solides. Nous avons évité pas mal de choses hasardeuses, comme les néobanques, dont les chemins de rentabilité sont difficile à évaluer, même assez tard dans le cycle d’investissement. Nickel est une exception : la société a prouvé très vite sa rentabilité [Partech avait investi dans Nickel, revendu à BNP Paribas en 2017, Ndlr].