-
Treezor
API, banking-as-a-service
-
Xpollens
banking-as-a-service
-
Eric Lassus
CEO Kard depuis octobre 2024
-
Nicolas Benady
Cofondateur et CEO Swan depuis janvier 2019
L’allemand Solarisbank a annoncé en juillet 2021 son lancement en France, marquant l’entrée d’un nouvel acteur de poids sur le marché hexagonal en pleine expansion du Banking-as-a-Service (BaaS). Cette activité, qui consiste à fournir via des APIs bancaires divers services financiers à des acteurs qui ne sont pas agréés, explose avec l’émergence de nouveaux acteurs financiers non régulés et sous l’effet de la “finance embarquée”. Ce mouvement favorise l’intégration de produits financiers à d’autres écosystèmes numériques et secteurs économiques. Au-delà du paiement en ligne, des acteurs non bancaires peuvent ainsi désormais proposer des comptes bancaires ou de paiement, des cartes, des produits de financement…
Dans le domaine de la création de comptes et de cartes de paiement, plusieurs sociétés proposent leurs offres de BaaS en France. Parmi elles : Treezor, rachetée par Société Générale en 2018, Xpollens, lancée par Natixis et Visa en 2019, la britannique Railsbank, née en 2016 et récemment arrivée en France, Swan, issue du start-up studio eFounders en 2020, CFCAL, filiale d’Arkéa également présente sur le créneau en 2020 avec le projet de néobanque de Pumpkin, ou encore Solarisbank.
Cibles et cas d’usage
Le positionnement diffère pourtant. Depuis plusieurs années, Treezor est le grand leader du marché des néobanques en France. La plateforme est utilisée par les néobanques pour les pros Shine (également rachetée par Société Générale), Prismea (groupe Crédit du Nord), Anytime (rachetée par Orange Bank) et Finom, les néobanques pour ados Xaalys, Pixpay et Banxup ou encore la néobanque verte Onlyone. Le britannique Railsbank présente un positionnement similaire, tout comme Weavr.io (Malte), Griffin (Royaume-Uni) ou encore Hubuc (Espagne).
Mais les néobanques ne représentent plus que 40 % de ses clients (contre 50% en mars 2021). “Les autres sont essentiellement des projets autour de l’émission de cartes et du BIN sponsoring, ainsi que pour l’automatisation des flux SEPA, pour de nombreux marchés comme la comptabilité, l’immobilier, les outils d’épargne automatique…” Parmi ces clients, certains utilisent d’ailleurs la solution SaaS de Treezor sans s’appuyer sur son agrément (voir encadré).
Le positionnement actuel de l’allemand Solarisbank est semblable : l’acteur souhaite déployer progressivement en France une gamme plus large, mais se concentre pour l’instant sur son offre bancaire, avec des solutions de comptes et de cartes visant à la fois des fintech et de plus gros acteurs. “Nous ciblons notamment les banques traditionnelles, pour les aider dans leur transformation numérique et l’amélioration de l’expérience client en lançant plus rapidement des produits innovants malgré leur legacy, décrit Christophe Maroun, directeur commercial France. Nous approchons aussi les corporates, pour leur proposer d’entrer dans la finance embarquée, comme Amex en Allemagne. Nous accompagnons également les Big Tech, comme Samsung en Allemagne pour le paiement fractionné de Samsung Pay. Enfin, bien sûr, nous proposons plusieurs produits pour les fintech”.
Selon le client, Solarisbank apporte un accompagnement plus ou moins poussé. “Certains produits sont standardisés, sur étagère, comme le module carte ou le module de tenue de compte, précise Jean-François Guillaumin, directeur général France.