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Lydia, Spendesk, Blank, Kard ou encore Limonetik : tous ces acteurs sont agents de la SFPMEI et se reposent sur son agrément. Cet établissement de monnaie électronique se fait pourtant discret dans l’écosystème, alors même que les plateformes de Banking-as-a-Service Treezor, Solarisbank, Xpollens ou Swan tentent de gagner en notoriété.
Quand a été créée la SFPMEI ?
En 2010, la société de capital-investissement BlackFin Capital Partners rachète Moneo, système de porte monnaie électronique créé en 1999 par les plus grandes banques françaises, ainsi que la société financière du porte-monnaie électronique interbancaire (SFPMEI), entité agréée chargée d’émettre la monnaie électronique pour Moneo. “L’objectif était alors de continuer à développer le paiement de petits montants et aussi d’avoir dans le portefeuille une activité régulée par l’ACPR”, explique Serge Ragozin, operating partner chez BlackFin et directeur général de la SFPMEI depuis 2015. À l’époque, la SFPMEI est un établissement de crédit.
En 2012, BlackFin décide de modifier le modèle économique de la SFPMEI, jusqu’alors uniquement tourné vers Moneo, pour s’ouvrir à des clients externes. “Le but était de permettre à des entreprises n’ayant pas d’agrément d’exercer les métiers du paiement, sans avoir à prendre en charge les questions de surveillance, de contrôle, la relation avec le régulateur…”, détaille Serge Ragozin.