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Bpifrance
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Chahra Louafi
Directrice du Fonds Patient Autonome Bpifrance
Thibault Ganancia, vous êtes en charge de l’innovation en santé chez Bpifrance. En quoi consiste votre travail ?
T. G. : Je m’occupe de l’instruction des dossiers reçus dans le cadre des appels à projets France 2030, comme i-Démo ou iLab, ou les AAP en lien avec les différentes stratégies d’accélération, comme le Challenge prévention. Dans le cadre de ce challenge, nous finançons des études d’impact en vie réelle liées à des objectifs de prévention. Un second appel à projets, plus en aval, concerne le financement des capacités industrielles de solutions en prévention qui ont déjà fait leurs preuves.
Quelles types de solutions le Challenge prévention a permis de financer ?
T. G. : Nous avons fait une première relève en décembre 2025. Trois projets ont été lauréats. Le premier consiste en un dépistage organisé des maladies génétiques rares chez le nouveau-né. Le deuxième projet est axé sur la prévention des maladies rénales chroniques entre l’hôpital et la ville. Enfin, le troisième projet consiste à détecter précocement le sepsis à l’hôpital au travers d’un score clinique standardisé et d’un biomarqueur sanguin
Chahra Louafi, lors de la présentation du bilan 2025 des actions de Bpifrance en santé, vous avez mis l’accent sur la priorité stratégique accordée à la prévention pour “rendre le système de santé plus productif”. En quoi consiste cette productivité ?
C. L. : Cette productivité va du soin jusqu’à la production de médicaments en passant par l’accélération des biothérapies innovantes. Sur tous ces aspects, la santé numérique permet de gagner du temps, mais elle n’a de sens que si elle permet de toucher à la file active des patients. Au-delà du soin, cela doit pousser à stopper les maladies beaucoup plus tôt, pour éviter les dégradations des états de santé. En somme, la productivité, vue sous le prisme de la prévention, consiste à éviter par des actions utiles de futurs actes inutiles. À l’échelle du système de santé, la productivité doit s’envisager à la fois sous l’angle du curatif et de cette dépense évitée. C’est ce qui fait l’efficacité d’un système de santé.