Au regard du nombre d’innovations auxquelles vous avez contribué, le CHU de Lille apparaît comme particulièrement dynamique. Comment l’expliquez-vous ?
Nous ne sommes pas le seul CHU dans ce cas-là, mais cela fait assez longtemps que nous avons investi dans les sujets de la recherche, comme dans ceux de l’innovation. Historiquement, depuis une quinzaine d’années, nous avons des ambitions fortes dans ce domaine. Nous avons la chance d’avoir sur le même campus le biocluster Eurasanté, dont le CHU de Lille est membre fondateur. Notre force est aussi d’avoir structuré un partenariat très étroit autour de la recherche en santé, que ce soit avec notre université, la délégation régionale de l’Inserm ou d’autres acteurs comme le CNRS et l’Inria. La recherche en santé représente aujourd’hui environ 30% de la production scientifique du campus lillois. Nous avons aussi la chance d’avoir, parmi les structures d’appui à la recherche un CIC-IT (centre d’investigation clinique IT) spécialisé dans les biocapteurs.