Selon la récente étude "Cartes de France de l’accès aux soins 2026", réalisée par Doctolib avec la fondation Jean Jaurès, près de la moitié des Français ont recours à une IA conversationnelle pour des questions de santé. Ces nouveaux usages, parmi lesquels le recours aux réseaux sociaux pour s’informer, peuvent influencer les parcours de soins des patients et interrogent les juristes : que peut le droit face à ces nouveaux risques pour la santé publique ? Céline Gauthier-Maxence, juriste spécialisée en droit de la santé et du numérique, chercheure postdoctorale CNRS / PSE et membre du groupe de travail “IA et numérique en santé” de l’AFDIT (Association française du droit de l'informatique et des télécommunications) revient pour mind Health sur “l'affaire des cellules dendritiques" qui permet d’explorer les forces et limites de l’arsenal juridique français et européen, en matière de désinformation.
À l’automne 2024, les autorités sanitaires françaises sont alertées par leurs homologues européens : plusieurs sociétés étrangères – Immucura, Immunyo et Iaso Health GmbH, auxquelles s’ajoutera ensuite Primo Medico – font la promotion, sur leurs sites internet et les réseaux sociaux, d’une “immunothérapie par cellules dendritiques” (ces cellules sont des globules blancs qui jouent un rôle de sentinelles, en détectant la présence d’agents pathogènes, notamment les virus et les bactéries, N.D.L.R
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