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Agence du Numérique en Santé (ANS)
Données de santé, e-santé
Il ne se passe pas une semaine sans qu’un acteur annonce avoir obtenu le certificat d’hébergeur de données de santé (HDS). Quinze mois après la publication au journal officiel du décret qui entérine le passage de l’agrément au certificat, une vingtaine de prestataires ont déjà décroché le précieux sésame. Dans cette short-list, on retrouve principalement les acteurs traditionnels de l’infogérance (Claranet, Tessi, Cheops) face – c’est la grande nouveauté – à des fournisseurs de cloud français (OVH, Orange) ou américains (Amazon Web services, Microsoft Azure).
La centaine de prestataires agréés HDS ne sont toutefois pas hors course. Leur agrément reste valide jusqu’à son échéance, soit trois ans maximum. Et si leur agrément se terminait avant le 31 mars 2019, il voyait sa durée automatiquement prolongée de six mois. Pour autant, la marche à franchir risque d’être haute pour un certain nombre de « petits » prestataires.
S’appuyant principalement sur l’ISO 27 001 consacrée au management de la sécurité de l’information mais aussi sur les normes ISO 20 000 (système de management des services IT) et ISO 27 018 (sécurité de l’information dans le cloud), le référentiel de certification apporte un niveau d’exigence autrement plus élevé, évalué par un cabinet indépendant. « La certification assez onéreuse à obtenir et à maintenir dans la durée. Cela suppose une organisation structurée derrière, poursuit Laurent Guillé, manager cybersécurité et confiance numérique chez Wavestone, qui anticipe une consolidation du marché.
Trois scénarii pour les établissements hospitaliers
Le passage à la certification arrive dans une période particulièrement propice. Outre l’entrée en vigueur du règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD) le 31 mai 2018, le programme Hop’En (Hôpital numérique ouvert sur son environnement) qui vise à harmoniser les services numériques des établissements de santé sur un même territoire incite à mutualiser leurs ressources. Il en va de même de la constitution des groupements hospitaliers de territoire (GHT). 135 GHT sont invités à construire un système d’information (SI) convergent et notamment un dossier patient commun.
En termes d’hébergement, ces GHT et certains grands établissements ont la masse critique, les compétences et le budget pour gérer et maintenir une infrastructure en propre (on-premise, NDLR).