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La liste des entrepôts de données de santé
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AP-HP
Innovation, Recherche et développement
“Aujourd’hui plus que jamais, avec le développement de l’intelligence artificielle, le patrimoine français des données de santé est un atout stratégique majeur” rappelle, dans son introduction, la Stratégie nationale “Intelligence artificielle et données de santé” (2025-2028), dont le second volet a été dévoilé le 12 novembre par Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées. Dans cette stratégie, le gouvernement rappelle que ces dernières années des investissements de France 2030 ont permis d’accélérer la création de la construction des bases de données de santé d’intérêt national, à l’instar de l’appel à projets “Accompagnement et soutien à la constitution d’entrepôts de données de santé hospitaliers (EDSH)”. Ce second volet vise à “fixer une trajectoire nationale, cohérente et ambitieuse pour favoriser l’usage secondaire des données de santé et la mise en œuvre de nouvelles bases de données de santé.”
155 EDS recensés en 2025
Pour mieux connaître les entrepôts de données de santé (EDS) et les acteurs qui les ont créé, mind Health identifie depuis trois ans sur le site Légifrance la liste de ceux ayant fait l’objet d’une décision ou d’une délibération de la part de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), ainsi que ceux qui ont été créés dans le cadre du référentiel. Certains ont pu échapper à notre attention, en particulier lorsque leur création est le fruit d’une autorisation tacite de la part de la Cnil, qui ne tient pas de liste exhaustive des EDS actifs (voir méthodologie).
Consultez notre tracker des entrepôts de données de santé
mind Health recense régulièrement les EDS qui ont fait l’objet d’une décision de la Cnil ou d’une publication dans le cadre du référentiel.
Fin octobre 2025, nous avons ainsi recensé 155 EDS créés depuis janvier 2017. 14 l’ont été depuis le début de l’année 2025 par des acteurs tels que l’AP-HP, Pfizer, l’Inserm, l’Institut de cancérologie Paoli-Calmettes situé à Marseille, ou encore l’Association des professionnels de la périnatalité de Bourgogne.
88 des EDS identifiés ont obtenu une autorisation de la Cnil, tandis que 61 entrent dans le cadre du référentiel qu’elle a mis en place en 2021 (voir encadré). Le plus récent est celui déclaré par le CHU Martinique le 18 juillet dernier. Nous avons également intégré à l’analyse trois entrepôts dont la création est antérieure à 2017 et deux dont le cadre est incertain.
Quelles démarches pour créer un entrepôt de données de santé ?
La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) définit les entrepôts de données de santé comme “des bases de données destinées à être utilisées notamment à des fins de recherche, d’études ou d’évaluation dans le domaine de la santé”.
Dans son rapport de novembre 2022 consacré aux entrepôts de données hospitaliers (EDSH), la Haute Autorité de Santé (HAS) fait remonter à 2008 les premiers travaux de mise en place, la dynamique s’accélérant à la fin des années 2010 jusqu’à l’instauration de l’autorisation réglementaire de la Cnil en 2017.