Où en sont les travaux de la task force de France Biotech dédiée à l’anatomopathologie ?
Le premier groupe de travail a rendu le fruit de ses travaux fin septembre. Il a fait un état des lieux du parcours de la radiologie française et de son passage au digital, en le comparant au parcours de cette filière aux Etats-Unis, dans d’autres grands pays européens et en Asie (Singapour et Corée). Il s’agissait aussi de savoir comment tous ces pays se sont emparés de la notion de pathologie numérique. Les retours, qui ont été communiqués à l’ensemble de la taskforce, n’ont pas été rendus publics, ils le seront début 2024.
Le groupe dédié à l’évaluation et à la démonstration des bénéfices du passage au digital et de l’implémentation de l’IA a également beaucoup avancé. L’un de ses objectifs était de déterminer des axes de financement.
Sur ce point précis du financement de la filière, le PLFSS 2024 instaure la possibilité, pour les industriels, de faire la demande de nouveaux actes. Est-ce une grande avancée pour la filière anapath ?
Plusieurs éléments sont encore imprécis de mon point de vue, notamment les modalités d’entrée dans le droit commun, mais il y a la volonté d’aller vers une prise en charge précoce des innovations. On a notamment vu les propositions autour du RIHN (le référentiel des actes innovants hors nomenclature de biologie et d’anatomopathologie, lire le dossier mind Health dédié au PLFSS 2024, ndlr) qui seraient particulièrement pertinentes puisqu’elles permettraient aux laboratoires d’inscrire des actes nouveaux, notamment autour de l’IA.
Dans le cadre de France 2030 également, il y a cette même volonté très claire de favoriser l’adoption de l’innovation par les hôpitaux.
Quels sont les derniers freins pour accélérer la filière de la pathologie numérique ?
Un des principaux freins à l’adoption reste le coût des investissements pour les laboratoires. Passer au digital consiste non seulement à acheter des logiciels, mais aussi des scanners de lame et de l’espace de stockage.