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GE Healthcare
Imagerie Medicale, Intelligence artificielle, Recherche et développement
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Laurence Comte-Arassus
General Manager chez GE Healthcare (France GE Healthcare depuis mars 2021
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Aymeric Oliva
Directeur général de GE Healthcare HC Digital (France depuis novembre 2018
Depuis votre prise de fonction, quelle est votre stratégie en santé numérique ?
Laurence Comte-Arassus : J’ai pris mes fonctions il y a plus d’un an. Concernant la plateforme Edison et l’utilisation de l’IA en imagerie médicale, GE réalise plus de 16 000 examens par jour à travers le monde. Globalement, environ 50 péta-octets de données de santé sont générées par an en France. Ce chiffre sera multiplié par 50 d’ici 2030. Le pourcentage à garder en tête est celui de la provenance de ces données : 90 % proviennent de l’imagerie. La place de l’imagerie sera croissante dans le parcours de soins, en particulier en cancérologie. C’est pourquoi j’insiste souvent sur les partenariats : nous sommes dans un domaine où la coopération entre les radiologues et les oncologues doit être plus étroite. L’imagerie est génératrice d’énormément de données, très sous-exploitées, alors qu’en les exploitant et les structurant, elles permettent d’accélérer la médecine de précision, de passer du curatif au préventif.
Quelle est la place de l’IA dans votre stratégie ?
LCA : C’est l’autre élément important. Elle permet de structurer et collecter de multiples données permettant des progrès autant cliniques en analyse d’images qu’en termes d’efficience concernant la gestion de l’hôpital.
Comment utilisez-vous ces données ?
LCA : Nous sommes souvent vus comme une société qui vend de l’équipement, or ce dernier n’a d’intérêt stratégique que si nous parvenons à utiliser les données qui en sortent.