Selon l’IRDES (Institut de recherche et documentation en économie de la santé), les pouvoirs publics participent à 80% au financement des dépenses des personnes âgées
dépendantes (santé, aide à la perte d’autonomie et hébergement) et le rapport Libault de 2019 évaluait à 9,2 milliards d’euros le besoin de financement supplémentaire par an. Pour faire face à ces enjeux économiques, la thématique du “bien vieillir” a essaimé la plupart des instances publiques (DNS, hôpitaux, instituts de recherche), au point d’acquérir, le 8 avril 2024, force de loi. Les solutions numériques doivent contribuer à ce défi national, en particulier dans la prévention de la perte d’autonomie.
Le diagnostic
Dans le cadre du Grand Défi “Dispositifs médicaux numériques et bien vieillir”, un état des lieux de la filière a été réalisé l’an dernier, avec l’audition de plus de 150 acteurs. Quatre grandes problématiques, comme autant d’axes de travail, en sont ressortis :
- Il existe une profusion de solutions sur la thématique de la prévention et de la détection des chutes. “Ces solutions laissent par contre les utilisateurs sur leur faim. Les personnes âgées, comme les professionnels de santé, ne disposent pas de critères de comparaison. C’est pourquoi la DGCS (Direction générale de la cohésion sociale, ndlr) a saisi l’Anap pour travailler sur un panorama de ces solutions numériques”, explique Line Farah, directrice des Grands Défis “santé mentale” et “bien vieillir”. Ce dernier doit être publié dans les prochaines semaines et devrait à la fois apporter un benchmark sur les solutions existantes et proposer des critères de comparaison pour ces solutions.