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Le suivi des levées de fonds des start-up de l’e-santé
Note du 24 avril 2026 : Alan a levé 100 millions d’euros au deuxième semestre 2025, mais ne l’a annoncé qu’en mars 2026, c’est pourquoi cette opération n’a pas pu être pris en compte dans ce bilan annuel, paru fin janvier 2026.
Les fonds levés par les start-up françaises de la e-santé marquent nettement le pas en 2025, après la forte croissance affichée en 2024. Selon nos estimations, ils ont atteint 289,9 millions d’euros en 2025, un montant très inférieur à celui de l’année précédente (654,3 M€, -44%). mind Health a recensé 37 opérations – pour 36 sociétés -, soit 17 de moins qu’en 2024.
Les 3 start-up qui ont levé 20 millions d’euros ou plus comptent pour 41 % du total des montants levés l’an dernier. Avec 59 millions d’euros, Nabla est celle qui a levé le plus en 2025. Elle a levé 100 millions d’euros, au total, depuis sa création, en quatre opérations. Les outils pour les professionnels de santé, la TechBio et les outils d’aide à la décision ou au diagnostic apparaissent comme les domaines les plus dynamiques.
Si la photographie semble de prime abord plutôt morose, Chahra Louafi, directrice du fonds Patient Autonome de Bpifrance, ne s’inquiète pas de ce recul. De fait, les levées de fonds ne sont, selon elle, pas l’indicateur le plus pertinent pour évaluer la santé du secteur : “Il faut aussi regarder le M&A qui permet aux entreprises de grossir, de prendre des parts de marché. En 2025, il y a eu de nombreuses intégrations de start-up dans d’autres start-up. Pour les jeunes sociétés, l’objectif de ces rapprochements est d’apporter de la valeur supplémentaire, en élargissant leur cœur de business grâce aux données collectées. Sur un marché où la technologie évolue très vite, la prime au premier est essentielle et il faut saisir les opportunités”. Ces opérations sont soutenues par les fonds historiques, qui sont dans une dynamique d’engagement, précise-t-elle.