Comment est née la société EDAP TMS ?
Elle est née en 1979 du fruit des recherches, menées par le laboratoire Inserm de Lyon et l’hôpital Edouard Herriot, sur le développement d’une technologie par ondes de choc pour pouvoir traiter les calculs rénaux. Le leader du projet était le professeur Jean-Michel Dubernard, chef du service d’urologie à Edouard Herriot et homme politique. Il s’est rendu compte qu’un acteur industriel était indispensable pour pérenniser leurs recherches et assurer leur commercialisation. Il a donc fait appel à des fonds d’investissement pour créer une société. Cette société, c’est aujourd’hui EDAP TMS. Nous constituons une sorte de triangle d’or : le Labtau, l’unité de l’Inserm, est toujours le bras armé de la recherche fondamentale de nos travaux, l’hôpital Edouard Herriot et plus largement les Hospices civils de Lyon la valident cliniquement. Quant à EDAP TMS, nous nous chargeons de la recherche et développement, de l’industrialisation, de la fabrication, de la vente et de la distribution dans le monde entier des équipements. Notre entreprise compte aujourd’hui entre 250 et 280 salariés dans le monde, dont 160 à Lyon, où se situe notre siège social et notre usine. Nous avons des filiales de distribution au Japon, en Corée du Sud, en Malaisie. Des filiales sont également présentes en Allemagne et aux États-Unis. Notre filiale américaine, où travaillent une quarantaine de personnes, devrait devenir notre plus grosse filiale d’ici la fin de l’année en termes de revenus comme en nombre de salariés. Pour les pays d’Amérique latine, d’Europe de l’Est et du Moyen Orient, nous passons par un réseau de distributeurs
Votre société est également cotée au Nasdaq, pourquoi avoir fait ce choix ?
Dès nos débuts, nous étions une société très orientée sur la recherche et le développement, l’innovation et la création de nouveaux outils et de nouvelles technologies, principalement dans le domaine de l’urologie puisque nous avons commencé sur les calculs rénaux, ensuite nous nous sommes intéressés à la prostate. Si en France, il y a énormément de possibilités d’aides sur la partie R&D, il nous fallait des fonds plus importants pour financer nos développements. À la fin des années 1990, nous avons décidé de coter la société en bourse. Cela avait d’autant plus de sens que nous étions en train de lancer aux États-Unis une technologie par micro-ondes pour traiter l’hyperplasie de la prostate. Cette cotation en bourse a permis de financer nos programmes de recherche, jusqu’à ce que nous arrivions à l’équilibre et que nous basculions d’une société de recherche à une société capable de vendre ses produits de manière rentable.