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Ad Scientiam
Dispositifs Médicaux, Essais cliniques, Intelligence artificielle
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Matthieu Lamy
Président Ad Scientiam
Quelle est l’activité d’Ad Scientiam ?
Ad Scientiam conçoit des biomarqueurs digitaux qui permettent de s’appuyer sur des données objectives et fiables, dans le quotidien du patient grâce à son smartphone, pour améliorer sa prise en charge. Nos solutions cherchent à évaluer une maladie dans son ensemble et les traitements associés, sans se limiter aux spécificités d’un traitement ou d’une molécule en particulier. Cela décloisonne complètement la recherche clinique et la prise en charge patient, en offrant une continuité d’évaluation du patient, tout au long de sa vie. Nous cherchons à rendre visibles dans le temps les évolutions d’une maladie qui étaient jusqu’à présent indétectables. Nos aires prioritaires sont les neurosciences (en particulier la sclérose en plaques et les maladies neuromusculaires), les troubles mentaux (avec un programme en cours avec Janssen Pharmaceuticals) et les maladies rares (mucoviscidose et hémophilie).
Nous cherchons à rendre visibles dans le temps les évolutions d’une maladie qui étaient jusqu’à présent indétectables.
Combien investissez-vous en R&D ?
Nous investissons annuellement un tiers de notre chiffre d’affaires en R&D. Par exemple, pour travailler sur le développement de nouveaux algorithmes de plus en plus précis et prédictifs de l’évolution de la maladie. Ceci pour anticiper et détecter de manière plus précoce le changement de forme de maladie, en particulier dans la sclérose en plaques où différentes formes peuvent se manifester au cours du temps. C’est également le cas dans les troubles dépressifs majeurs. Le programme de R&D sur lequel nous travaillons actuellement cherche à prédire la réponse ou la non-réponse à un traitement. Avec cette solution, nous pourrions diviser par trois le temps durant lequel les patients sont traités avec une molécule à laquelle ils sont en fait résistants.