Accompagner le développement des chimiothérapies et thérapies ciblées orales du cancer, induire un gain de temps pour les professionnels de santé et les patients, et in fine attirer davantage de patients dans les établissements du groupe, tels semblent être les objectifs de Vivalto Santé avec son serious game ChimiOrale, doublé de la plateforme de coordination VivaltoLife.
Pour l’opérateur privé, l’oncologie médicale représente 1,2 % de l’activité en 2016 soit 3 008 séjours. De plus “11 cliniques ont réalisé 44 209 séances de chimiothérapies”, selon les résultats 2016 de Vivalto qui comptait 19 centres hospitaliers et cliniques et affichait un chiffre d’affaires de 450 millions d’euros. En France, l’Institut national du cancer (Inca) signale qu’en 2015, plus de 2,4 millions de séances et plus de 250 000 séjours de chimiothérapie ont été réalisés, sans préciser la part de traitements oraux.
Le projet a débuté au 2e semestre 2015, “suite à un échange avec un médecin en oncologie sur les enjeux à venir des chimiothérapies orales”, rappelle Marie-Pascale Chague, directrice de l’innovation de Vivalto Santé. Elle cite les chiffres des Nations unies : “en 2020, 50 % des patients atteints d’un cancer seront pris en charge en chimiothérapie orale”. Le Plan cancer 2014-2019 pointe également la nécessité de “sécuriser l’utilisation des chimiothérapies orales”.