Dans un rapport publié en 2019, l’Agence Nationale de Sécurité des Médicaments et des produits de santé (ANSM) s’inquiétait du nombre important de signalements d’incidents ou risques d’incidents liés à des dysfonctionnements d’alarmes de dispositifs médicaux reçus dans le cadre de ses activités de matériovigilance. Ces signalements concernent principalement les moniteurs de surveillance cardio-respiratoire, les centrales de surveillance, et les ventilateurs de réanimation et rapportent des situations générant un risque important, qui met parfois en jeu le pronostic vital du patient. Ainsi, environ vingt décès par an liés à des dysfonctionnements d’alarme sur les moniteurs et centrales de surveillance sont déclarés à l’ANSM. L’Agence remarque également que si elle a publié, dès 2005, des recommandations sur l’utilisation des systèmes de monitorage cardio-respiratoire au cours des dix années suivantes, le nombre global de signalements en matériovigilance concernant des dysfonctionnements d’alarme n’a pas baissé, avec une moyenne annuelle de 59 signalements rapportés sur des moniteurs ou centrales de surveillance.
Entre 150 à 350 alarmes par patient et par jour
En France, Philips propose depuis sept ans d’accompagner les établissements de santé dans la réduction du bruit. “Cette idée est née lors d’échanges, avec des professionnels de santé évoluant dans les services de la réanimation, sur le bruit généré dans les services par divers équipements de surveillance patients, dont les équipements Philips.