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Enguerrand Habran
Directeur adjoint du pôle accompagnement Agence de l’innovation en santé (AIS)
Alors que le marché des objets connectés santé grand public semble moins porteur que prévu, les fabricants souhaitent se rapprocher du monde purement médical. Fitbit, centré au départ sur le fitness, ambitionne ainsi de créer des objets exploitables par les professionnels de santé, tout comme Garmin, qui a noué un partenariat avec l’université du Kansas Medical Center pour déterminer le rôle des wearables dans la gestion des problèmes de santé. Le président de Withings enfin, a racheté à Nokia la société qu’il avait créée, avec notamment l’objectif de “se rapprocher des malades chroniques, ainsi que des hôpitaux”, explique-t-il. Et le marché regorge déjà d’offres issues de sociétés spécialisées, qui remplissent les allées des salons dédiés à la santé. Du verre connecté pour vérifier l’hydratation des patients ou résidents des EHPAD proposé par Auxivia, au lit connecté de Télécom Santé, en passant par la salle d’attente connectée d’Around Innovation et les systèmes de géolocalisation des patients et de matériel comme Ambutrack et Stanley Healthcare… l’offre est foisonnante.
Malgré cela, les objets connectés sont encore rares dans les établissements. “Nous ne sommes plus à l’an zéro des objets connectés, mais encore au démarrage”, observe Sébastien Gasc, responsable du département SI, Télécom et Prestations intellectuelles de la centrale d’achat Resah. Si certains systèmes connectés sont présents depuis plusieurs années, notamment dans la télésurveillance cardiaque avec des défibrillateurs implantables et les pacemakers connectés, les innovations récentes sont encore rarement installés, et encore en phase d’évaluation par les hôpitaux.