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Bpifrance
Bpifrance a lancé l’an dernier une stratégie autour de la prévention. Où en sommes-nous ?
Pour Bpifrance, la prévention était un axe important en 2024 qui va se prolonger en 2025 et en 2026, parce qu’une stratégie d’accélération sur ce thème a été lancée l’an dernier. Pour rappel, ce programme, qui s’inscrit dans le cadre des priorités du plan France 2030, est financé à hauteur de 170 millions d’euros, avec 50 millions sur la partie un peu plus aval. Chez Bpifrance, nous sommes plutôt là pour accompagner des entreprises dans leur développement de projet innovant.
En 2024, nous avons plutôt travaillé sur le cadre de l’appel à projet, pour déterminer ce qu’on veut financer, quels sont les experts qui vont regarder les projets, comment nous allons challenger les différents porteurs de projets. Nous avons reçu une trentaine de projets et nous faisons actuellement une première présélection. Chaque projet va être vu par trois à quatre experts. Les projets présélectionnés bénéficieront ensuite d’un ajustement méthodologique, encadré notamment par des méthodologistes et des économistes de la santé. Les porteurs de projets passeront ensuite une audition pour sélectionner les projets qui pourront être financés.
En quoi ce “Challenge prévention” représente-t-il un défi ?
Il est compliqué, dans le domaine de la prévention, de montrer la valeur en vie réelle, quels sont les avantages médico-économiques, les impacts organisationnels. Aussi, les solutions de prévention peinent à démontrer des modèles d’affaires pérennes et rentables, encore plus dans la prévention primaire.
Nous allons être très sélectifs pour financer des projets ambitieux, avec un impact important et une innovation forte.