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Chaque mois, SESAM-Vitale publie sur son site le nombre de professionnels ayant recours à la télétransmission, permettant ainsi à un professionnel d’envoyer des feuilles de soins à l’Assurance Maladie sous format électronique. Fin janvier, ils étaient plus de 415 550 à utiliser une solution de facturation agréée ou homologuée, répartis dans 17 professions différentes. Si le nombre de professionnels est stable (+2,7 % par rapport à 2024), la télétransmission augmente particulièrement chez les masseurs kinésithérapeutes (+ 3 500 par rapport à 2024) et les médecins spécialistes (+2 000).
Pour la deuxième année consécutive, mind Health s’est appuyé sur ces données afin de connaître l’identité des éditeurs et des logiciels qui sont les plus utilisés en télétransmission, profession par profession (voir méthodologie). Avec toujours une nuance : les industriels peuvent refuser la publication de leurs parts de télétransmission. Ces “autres” logiciels sont ainsi associés à près de 26 000 des 415 000 professionnels, soit un peu plus de 6 % du total. “Nous avons besoin de l’autorisation de l’entreprise pour publier les parts de marché, cette autorisation se gère solution par solution, explique Sophie Buet, responsable des Relations Industriels du GIE SESAM-Vitale. Aujourd’hui, les parts de marché de 156 solutions de 132 éditeurs distincts ne sont pas publiées.”
Vega reste l’outil le plus largement adopté
En janvier 2025, les professionnels de santé avaient recours à 107 logiciels différents pour dématérialiser leurs feuilles de soins, contre 111 l’année passée. Huit logiciels – utilisés par un à 100 professionnels – ont disparu des données de Sesam-Vitale : DX Lab One (Dedalus), Actibase Radiologie (édité par Actibase, du groupe Evolucare), Progimed FSE (Dedalus), Sam.net (Cegedim Santé), Kinesitherapeute (édité par Televitale, du groupe Sofia Développement), 123 Santé (Compugroup Medical), Ox Mediboard (édité par XTREM Santé, du groupe Softway Medical) et Osiris (Aveho Softs & Services).

“De multiples raisons peuvent entraîner la disparition d’une solution, précise Sophie Buet : un changement de nom, la fin de commercialisation d’un logiciel, le rachat de l’entreprise ou simplement la décision de l’éditeur de ne plus publier pour des raisons stratégiques.”
Mais plusieurs logiciels nouveaux y ont fait leur apparition dont celui à destination des sages-femmes Maieuticapp (FT Labs), celui pour les infirmiers Vitaclic (Vital) ou encore Affid Mobilité (Affid Systèmes), Dr santé (Calimaps) et Dentoleader (CC Dentaire). Parmi ces derniers le plus utilisé, Dr santé, l’est par 5 482 professionnels. “Nous avons constaté une légère baisse du nombre de solutions disponibles à la suite du Ségur, car de petites entités n’avaient plus la capacité à innover et ont été rachetées par de grands groupes, indique Sophie Buet. Cependant, récemment de petits acteurs ont fait leur apparition, ce que l’on ne voyait plus depuis plusieurs années. Ils ciblent aussi bien les médecins généralistes que les auxiliaires médicaux.”
Le nombre de professionnels par logiciel varie aussi fortement. Si la moitié des solutions sont utilisées par moins de 970 professionnels, certaines comme Vega, créée en 1993 par l’éditeur Epsilog (qui appartient à l’Allemand CompuGroup Medical depuis 2019), le sont par plus de 50 000 d’entre eux.