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Dreem
Objets connectés
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Owkin
Données de santé, Intelligence artificielle, Oncologie, Recherche et développement
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Voluntis
Diabète, Objets connectés, Oncologie, Thérapies digitales
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Padoa
Donnée de santé, Données de santé, Télémédecine
Près de 230 millions d’euros. C’est, selon nos estimations, le total des fonds levés en 2018 par les start-up de la e-santé, en France. Si les montants sont modestes pour environ deux tiers d’entre elles, une dizaine de jeunes pousses a tout de même réalisé des levées supérieures à 10 M€ sur l’année : c’est le cas de Voluntis, Dreem, Alan, Happytal, Padoa, Stilla Technologies, Dental Monitoring, Owkin, Biomodex et Surgivisio. Et, pour 11 de ces start-up, c’était la première levée de fonds (voir tableau recensant ces opérations).
Au-delà de ces données, les experts pointent toutefois la difficulté à établir un chiffrage précis, du fait d’une délimitation encore floue du secteur de la e-santé. Pour Franck Sebag, associé chez EY, « il s’agit d’un secteur émergent, dont la définition est toujours un peu complexe ». Par exemple, Alan, qui propose une assurance santé nouvelle génération, ou Happytal, positionnée sur les services aux patients hospitalisés, doivent-elles être classées en e-santé ? Selon le périmètre retenu, les résultats obtenus sont évidemment différents.
Une thématique encore peu financée
Les chiffres publiés dans le « Baromètre EY de l’investissement dans les entreprises innovantes en France » montrent une hausse de 61 % du montant total investi (1,952 milliard d’euros pour 333 opérations) dans l’ensemble des start-up françaises au 1er semestre 2018 par rapport aux 6 premiers mois de 2017. « Il y a beaucoup plus d’argent investi dans les start-up françaises. Si l’on regarde ensuite où va l’argent, 80 % va vers le digital et 20 % vers le life science. Et dans ce périmètre, la thématique de la e-santé reste quant à elle encore peu financée », note Franck Sebag. En outre, les « scale-up », ces sociétés qui réussissent à lever 20 à 25 M€, demeurent assez rares, même si des opérations d’envergure ont eu lieu en 2018, à l’instar de l’entrée en bourse de Voluntis ou de l’émergence de Dreem, qui a réalisé un tour de table significatif, notamment auprès de Johnson & Johnson Innovation.