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Lifen
Données de santé, hebergeur, Système d'Information
Les fonds levés par les start-up françaises de la e-santé ont enregistré une progression spectaculaire en 2019 : selon nos estimations, leur montant a dépassé les 515 M€, contre 230 M€ en 2018. Les sommes rassemblées lors des tours de table sont aussi en hausse, avec six sociétés dépassant le seuil de 30 M€ : Doctolib, Bioserenity, Dental Monitoring, Alan, Hoppen, Diabeloop. Quatre jeunes pousses se situent par ailleurs dans une fourchette comprise entre 10 et 20 M€ : Lifen, Care, Owkin et Visible Patient (voir graphe). Au global, ces dix sociétés représentent près de 83 % des levées sur l’année.
Ces montants sont toutefois à comparer avec ceux investis globalement dans les start-up de la French Tech, qui ont atteint 2,8 Mds € au 1er semestre 2019 (+43 % versus 2018), selon le baromètre EY de l’investissement dans les entreprises innovantes en France. « Sur l’ensemble de l’année 2019, nous visons un cap de l’ordre de 5 Mds €, contre 3,6 Mds € l’année précédente », estime Franck Sebag, associé chez EY. Les fonds investis en e-santé représenteraient donc environ 11 % des investissements dans les start-up de la French Tech.
En outre, l’an dernier, notre bilan pointait la définition encore floue du marché de la e-santé, rendant difficile un chiffrage précis. Cette incertitude n’est pas levée. « La réussite de Doctolib est-elle une réussite de la e-santé ? C’est avant tout une disruption d’usage, avec la mise en relation et l’amélioration de la capacité à trouver son médecin », pointe Franck Sebag. Un positionnement bien différent de sociétés confrontées à des sujets réglementaires, au développement plus long.
