Selon la fédération des Prestataires de santé à domicile (PSAD), un million de personnes sont aujourd’hui équipées d’appareils à pression positive continue (PPC) à domicile contre l’apnée du sommeil, mais on estime que le trouble respiratoire touche actuellement 2% de la population française. La dépense pour l’Assurance maladie s’élèverait à près de 800 millions d’euros pour un trouble respiratoire dont la prévalence augmenterait avec l’obésité et l’âge. La majorité des patients apnéiques sont aussi des malades chroniques bénéficiant du statut d’Affection longue durée (ALD) dont les coûts médicaux sont pris en charge à 100 % par la collectivité.
83% d’observance chez les patients télésuivis
« Il y a cinq ans, l’Assurance maladie a mis une forte pression sur les prix et les traitements de l’apnée du sommeil dans le but de réguler la dépense, note Anne-Claire de Clerck, directrice des activités Respiratoire et MAD chez Orkyn’. La réflexion au sein de la fédération PSAD, dont fait partie Orkyn’, a abouti à envisager la modulation du remboursement sur l’apnée du sommeil, pour les prestataires, liée à l’observance du patient ». La rémunération à la performance est effective depuis janvier 2018. Le consensus dorénavant est que le patient utilise le matériel au moins 4 heures par nuit sur 28 jours consécutifs, qui est le seuil d’observance demandé par la CPAM, pour consentir un remboursement maximal aux PSAD.