Contexte
L’essor des entrepôts de données de santé ne se dément pas. Au 23 janvier 2025, mind Health a recensé 135 entrepôts de données de santé (EDS) autorisés par la Cnil ou conformes à son référentiel. Ces EDS ont été créés par 122 établissements et industriels de santé, parfois en consortium. Selon ce décompte, 21 centres hospitaliers universitaires (CHU) sur 32 disposaient à cette date d’un EDS. D’après l’enquête dédiée à l’innovation dans les CHU, diffusée lors du CHU HealthTech Connexion Day le 2 décembre 2024, l’ensemble des 32 CHU sont en cours de mise en place d’un EDS.
Depuis 2022, la création d’un réseau national d’EDS est un enjeu pour les pouvoirs publics. L’appel à projets (AAP) « Accompagnement et soutien à la constitution d’entrepôts de données de santé hospitaliers » (EDSH, piloté par la DGOS et opéré par Bpifrance avec le soutien du Health Data Hub (HDH) a permis de multiplier les projets. Outre le soutien à la constitution d’EDS, il vise à favoriser “la production et le partage fluide des données de santé, ainsi que leur exploitation entre acteurs publics et privés de la recherche et de l’innovation.” Initialement doté de 50 millions d’euros, son enveloppe totale a finalement été portée à 75 millions d’euros en mars 2023.
En concentrant un volume important de données alimentées par de multiples sources, les entrepôts de données de santé offrent de nouvelles perspectives pour la recherche clinique, le pilotage d’établissement ou encore la prise en charge des patients.