Depuis l’explosion de l’intelligence artificielle générative et le développement des grands modèles généralistes tels que OpenAI et Mistral AI, les entreprises en santé s’appuient sur ces LLM sur-entraînés pour inventer de nouveaux services et produits. L’IA générative a pris une place centrale dans le développement des médicaments et des soins personnalisés. L’IA ambiante a fait son entrée dans les cabinets, soulageant les charges administratives des médecins. La rédaction automatisée de comptes-rendus, la collecte d’informations via des interfaces conversationnelles ou encore l’aide à la prescription sont des cas d’usage en plein essor. Les questions qui se posent aujourd’hui concernent l’évaluation et la régulation de ces modèles. Comment s’assurer des bonnes pratiques ? Quels outils choisir ? Comment évaluer leur pertinence et leur efficacité ?
Signaux forts et faibles :
- Le secteur de la santé et des dispositifs médicaux va être amené à intégrer l’IA Act dès 2026. Le nouveau cadre juridique européen, très dense, régule l’usage de l’intelligence artificielle, dont l’IA générative.
- Le projet “PARTAGES” est l’un des lauréats de l’appel à projets France 2030 sur l’IA générative. Coordonné par le Health Data Hub et porté par un consortium de 32 partenaires incluant des laboratoires de recherches (du CNRS, de l’INRIA ou de diverses universités), des établissements de santé publics et privés, et des entreprises, ce projet vise à concevoir un grand modèle de langue francophone et adapté au secteur de la santé.