L’info. L’Alliance de la presse d’information générale (Apig) a annoncé mardi 11 août la saisie de l’Autorité de la concurrence « pour demander le respect par Google des engagements pris en 2022, suite au lancement des nouvelles fonctionnalités d’intelligence artificielle intégrées à son moteur de recherche, AI Overviews et AI Mode », selon un communiqué. Ces fonctionnalités ont été lancées le 22 juillet.
Plus de détails.
- Le lancement de ces services « est intervenu avant l’ouverture d’une négociation transparente et de bonne foi, sur la base d’une simple proposition d’actualisation du contrat de licence existant et avec pour seule alternative un retrait technique entraînant une perte de visibilité. Les éditeurs ont ainsi été mis devant le fait accompli », dénonce l’Apig, alors que « la loi de 2019 sur le droit voisin subordonne l’utilisation des contenus de presse à une autorisation préalable et à une rémunération », et que « Google est tenu, jusqu’en juillet 2027, par des engagements de négociation de bonne foi, de transparence et de non-discrimination », par l’Autorité de la concurrence depuis 2022.
- L’Apig réclame donc « un cadre équilibré, fondé sur une autorisation négociée et une rémunération à la mesure de la valeur que leurs contenus permettent de créer ».
- Pour le président de l’Apig, Marc Feuillée, cette valeur est « considérable » et doit être « partagée », affirme-t-il dans le communiqué.
Les enjeux. L’Autorité de la concurrence a la possibilité de prononcer des mesures conservatoires à brève échéance. Selon nos informations, l’Apig veut aussi se rapprocher de la Commission européenne, qui a ouvert en décembre 2025 une enquête sur AI Overviews et AI Mode de Google. Elle s’appuie sur le cabinet d’avocats FTPA (Malik Idri).
Le + de mind Media. D’autres structures représentatives de la presse française envisagent des contentieux. À lire aussi, notre analyse consacrée aux baisses de trafic attendues en provenance de Google Search, pour les éditeurs d’information.