2017 a été une année compliquée pour le marché publicitaire. Quelles sont les tendances au premier semestre 2018 ?
L’évolution à laquelle on assiste depuis deux ans se confirme. La publicité papier et les formats display reculent au profit des opérations sur mesure et du brand content. En parallèle, la mutation du métier se poursuit en lien avec le développement du programmatique et les attentes des marques : les régies doivent basculer sur une approche de conseil.
C’est la capacité à concevoir et commercialiser des dispositifs globaux qui fera la différence. Il faut intégrer les marques le mieux possible au contenu, raconter des histoires autour de valeurs partagées, tout en respectant l’indépendance de nos rédactions et en distinguant les contenus rédactionnels et publicitaires. Cela passe par un travail en commun avec les rédactions. En externes, des alliances sont également indispensables.
Quels sont les résultats de Mondadori MediaConnect dans cet environnement bousculé ?
Nous sommes ainsi la première régie en France en volume d’espaces vendus en 2017, selon Kantar Media. Nous avons la capacité à attirer les grands annonceurs dans des environnements relativement captifs, notamment dans l’automobile, le luxe et la grande consommation, la Mode et la beauté. Nous constatons une progression très importante de notre chiffre d’affaires publicitaire global depuis janvier. Notre récente réorganisation doit nous permettre de faire encore mieux.
Les éditeurs de la presse traditionnels fondent beaucoup d’espoirs sur le label Digital Ad Trust, attribué depuis mars. Y a-t-il déjà des effets positifs sur vos marques médias ?
D’abord il faut rappeler que c’est une très belle évolution pour le marché publicitaire français qui résulte d’un consensus entre tous les acteurs. J’ai souhaité que nos cinq plus grandes marques médias (Closer, Auto Plus, Grazia, Téléstar, Top Santé) soient labellisées dès le début des certifications sur le display et la vidéo.