Dans son volet répressif, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a prononcé 21 sanctions et 147 mises en demeure en 2022. Sur ces 21 sanctions, “un tiers comporte également un manquement en lien avec la sécurité des données personnelles. Enfin, 4 sanctions concernent une mauvaise gestion des cookies et autres traceurs et 3 contiennent des manquements en lien avec la prospection commerciale”, a indiqué l’organe dans son bilan annuel le 31 janvier.
Comme en 2021, le montant cumulé des amendes qu’elle a prononcées l’an dernier a légèrement dépassé les 100 millions d’euros. Depuis mai 2018, le montant dépasse les 500 millions d’euros pour des manquements au RGPD et à la directive ePrivacy sur les cookies. Le non-respect des réglementations liées aux cookies occupe évidemment une place importante dans ses contrôles et dans ses sanctions.
Parmi les sanctions financières les plus notables dans le secteur des médias et de la publicité l’an passé, citons notamment les amendes infligées en 2022 à Microsoft (60 millions d’euros) et Apple (8 millions d’euros).
Les décisions de la Cnil sont en grande majorité prononcées à l’issue de contrôles orchestrés par les agents de la commission, sur place, sur pièces, sur audition ou en ligne. Ces missions d’investigation permettent à la Cnil de vérifier la manière dont les responsables de traitement et les sous-traitants gèrent et protègent les données personnelles de leurs clients et de leurs salariés, conformément au règlement général sur la protection des données européen (RGPD).