Faut-il instaurer une instance professionnelle d’autorégulation et de médiation avec le public chargée de vérifier la conformité des pratiques journalistiques à la déontologie ? L’idée était évoquée depuis une quinzaine d’années pour restaurer la confiance du public envers les médias et agences de presse. Le rapport Emmanuel Hoog, commandé par le gouvernement et publié en mars 2019, en défendait le principe.
La création d’un tel organe a été actée lundi 2 décembre lors de l’assemblée générale fondatrice du Conseil de déontologie journalistique et de médiation (CDJM). Il s’appuie en partie sur l’Observatoire de la déontologie de l’information (ODI), association composée de personnalités de la presse, syndicats professionnels et de médias (ses membres), qui milite depuis plusieurs années pour la création d’un tel organisme.
Les statuts de ce nouvel organe ont été votés. Sous le régime de l’association loi 1901, son objet porte sur la création d' »une instance de dialogue et de médiation entre les journalistes, les médias et agences de presse et les publics sur toutes les questions relatives à la déontologie journalistiques dont elle est saisie ou dont elle souhaite se saisir ».