Il fut un temps où une rédaction pouvait investir des dizaines de milliers d’euros dans un projet de datajournalisme uniquement pour montrer à ses journalistes que le web n’était ni un dépotoir, ni un repaire d’amateurs. C’est d’ailleurs la principale raison pour laquelle l’AFP a fait produire, en partie par Journalism++, l’application e-Diplomatie en 2011. Six ans plus tard, les stratégies des entreprises de presse ont évolué et sont multiples, même si ces développements ont surtout eu lieu à l’étranger.
Les fournisseurs de données
Quelques unes n’ont pas attendu l’arrivée du terme « datajournalisme » pour saisir l’avantage que représentaient les bases de données. The Economist et Bloomberg ont depuis 40 ans construit des ponts entre leurs opérations de vente de données et leurs opérations éditoriales, donnant à leurs journalistes accès à des données exclusives.