Si l’on devait donner une brève définition de la gamification, on pourrait simplement dire qu’il s’agit d’utiliser le jeu dans un objectif professionnel. Mais plus que l’aspect interactif du jeu, c’est avant tout l’état d’esprit de ce dernier qui est recherché. Il ne s’agit donc pas nécessairement d’un serious game ou de la collecte de badges. “Quand nous mettons en place de la gamification, nous décortiquons la mécanique que nous retrouvons dans le jeu vidéo pour l’exploiter en tant que telle, sans qu’il y ait nécessairement une interface de jeu”, précise Alexandre Reymonet, fondateur de l’agence Digiworks. La gamification implique ainsi la notion de story telling et de feedback visuel. L’écriture, la hiérarchisation des informations et le design vont donc jouer un rôle prépondérant dans la gamification afin de trouver l’engagement recherché par ce type de dispositif.
La gamification pour appuyer sur des ressorts comportementaux
Parce qu’elle s’appuie sur des leviers comportementaux, la gamification peut être utilisée tout autant en communication interne qu’externe, et dans tous les secteurs d’activité. Elle peut notamment venir activer les 3 P : Plaisir, Performance et Pédagogie, ou encore se référer aux quatre typologies de joueurs que l’on trouve habituellement:
- le joueur motivé par le challenge et la compétition,
- le joueur en quête d’une expérience collective et collaborative,
- le joueur désireux de partir en exploration,
- le jour compléteur, qui ne s’arrêtera pas tant qu’il n’aura pas achevé sa mission.